En 1927, cet avion disparaît lors de la première tentative de traversée aérienne de l'Atlantique sans escale et devient l'un des plus grands mystères de l'histoire de l'aviation.

L'Oiseau Blanc en mai 1927
L'Oiseau Blanc en mai 1927 © AFP / ARP

Dans cette Chronique Sauvage qui fut en première diffusion le 15 avril 1995, Robert Arnaut revient sur l'une des plus grandes énigmes de l'aéronautique, à savoir la disparition d'un avion biplan, baptisé L'Oiseau Blanc, le 8 mai 1927, avec ses deux pilotes, Charles Nungesser et François Coli, lors de la première tentative de traversée aérienne de l'Atlantique Nord sans escale.

Dans cette émission pleine de suspense, de vrombissements et de témoignages émouvants, le réalisateur Robert Arnaut nous tient en haleine et nous garde d'oublier cette aventure tragique au temps du Concorde.

Les invités

  • Roland Nungesser, neveu de l'aviateur Charles Nungesser. Décédé en 2011, il fut maire de la ville de Nogent-sur-Marne pendant 36 ans de 1959 à 1995.
  • Colette Levasseur, fille de Pierre Levasseur, le constructeur aéronautique qui élabora, avec Charles Nungesser, l'appareil L'Oiseau Blanc.
  • Le Général Lucien Robineau, ancien pilote de chasse et général de brigade, directeur du service historique de l'Armée de l'Air.
  • Emmanuel Chadeau, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Lille. Décédé en août 2000, il était expert en histoire de l'aviation.
  • François Pernot, chercheur au Service Historique des Armées.

Un rêve fou

Héros de la Première Guerre mondiale et As de l'aviation française, Charles Nungesser adorait les défis.

Il rêvait de devancer les Américains pour la traversée en avion de l'Atlantique Nord sans escale entre Paris et New-York.

Charles Nungesser à bord de L'Oiseau Blanc en mai 1927
Charles Nungesser à bord de L'Oiseau Blanc en mai 1927 © AFP / ARP

Le 8 mai 1927, Charles Nungesser, après avoir mis son équipement d'aviateur, très couvrant :

Je joue ma vie, mais je la jouerai chaudement.

Pour construire ce biplan, Charles Nungesser s'adjoint les services du constructeur aéronautique, Pierre Levasseur, et trouve en François Coli, un navigateur remarquable comme coéquipier.

une fin tragique

Après un décollage prometteur et un passage au-dessus d'Étretat avant de prendre la mer, L'Oiseau Blanc restera ensuite silencieux.

À New-York, le lundi 9 mai, une foule attend avec impatience le biplan des deux pilotes français. En vain…

Sur Arte, un documentaire sur cette traversée : Nungesser, Le Mystère de l'Oiseau Blanc, par le réalisateur Louis-Pascal Couvelaire, en 2011.

Plusieurs scénarios ont été élaborés concernant leur perdition :

Les conditions météorologiques difficiles,, avec l'orage, le brouillard et… la chute dans l'Océan Atlantique.

Mais depuis les années 1980, de nouvelles enquêtes laissent supposer que l'avion et ses passagers aurait atteint Terre-Neuve. À court d'essence, l'avion se serait écrasé sur cette île ou sur la côte du Maine, aux États-Unis.

Depuis 2015, la thèse de l'amerrissage de l'appareil près de Saint-Pierre-et-Miquelon est reconnue et ces recherches ont reçu le prix Paul Tissandier de la fédération aéronautique internationale la même année.

L'Oiseau Blanc est encore aujourd'hui l'avion le plus recherché du monde.

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