En pays cathare, le village de Rennes-le-Château garde depuis longtemps son mystère. À plusieurs années d'intervalle, Robert Arnaut nous emmène découvrir de nouveaux indices.

Statue du diable de l'église de Rennes-le-Château
Statue du diable de l'église de Rennes-le-Château © AFP / Eurasia Press

Cette rediffusion de 1990 se double d'une curieuse mise en abyme radiophonique de la part du réalisateur Robert Arnaut qui se trouvait là trente ans auparavant (pour nous cela fait presque 60 ans !), procédé inhabituel qui rajoute à l'énigme du sujet, avec toute la saveur des voix rajeunies et des pastilles sonores des deux reportages.

Une Chronique Sauvage pleine de suspense et de rebondissements, mais où le mystère semble s'épaissir au fur et à mesure que les médias s'emparent de l'énigme de l'abbé Bérenger Saunière.

Le 14 avril 1986, Antenne 2 et Noël Mamère, alors présentateur du journal, revenaient sur le phénomène dans un reportage, Les tentations de l'Abbé Saunière. (INA)

Les invités

  • André Galaup, journaliste au Midi Libre. Enfant du terroir, il connaît bien les habitants du beau pays de la Haute-Vallée, parmi lesquels vécut l'abbé Saunières, et publie, en 2012, un ouvrage sur l'énigme, Rennes-le-Château, en quête de vérité.
  • Les habitants du village de Rennes-le-Château, joli village situé dans un lieu de haute-densité, en pays cathare, où les événements les plus inattendus peuvent se produire…

Un trésor caché

L'abbé Bérenger Saunière, arrivé à la cure de Rennes-le-Château en 1885, semble avoir découvert des documents, de l'argent ou des indices, en effectuant des travaux dans l'église délabrée et en fouillant dans le cimetière.

Au fil du temps, son enrichissement, ses constructions pharaoniques et son train de vie, ainsi que les explications désinvoltes qu'il donne, troublent les hautes instances ecclésiastiques, qui finissent par le suspendre en 1910.

À son décès en 1917, une multitude de suppositions, d’interprétations et de déformations s’opèrent alors sur un sujet déjà obscur et l’issue semble être… la seule contemplation du mystère !

Inscription latine de l'église ("Ce lieu est redoutable"), contenue dans un texte de la Bible (Genèse)

Terribilis est locus iste

En avril 2017, une jeune femme a saccagé la statue du diable de l'église (la photo de cette page).

Au cimetière du village, la tombe de l'abbé a subi tant de profanations que, le 14 septembre 2004, sa dépouille est déplacée dans un mausolée cultuel d'un domaine tout proche.

Le mystère de Rennes-le-Château attire la convoitise de toute une catégorie d'individus, mais aussi des gens frappés de mysticisme.

Un trésor spirituel

De nombreux chercheurs se retrouvent à confirmer que les lieux-mêmes de ce village sont de très haute-densité, ainsi qu'on pourrait le dire de la Cathédrale de Chartres ou de certains endroits d'origine celtique, comme le Taennchel sur les hauteurs de Ribeauvillé en Alsace.

André Galaup, le journaliste invité de Robert Arnaut à l'époque du second reportage, a publié en 2012, une intéressante réponse à toutes les élucubrations autour du mystère de Rennes-le-Château, en s'intéressant à la personnalité de l'abbé Saunière.

Un documentaire permet ici de visiter tout le domaine de l'abbé Saunière et de faire le point sur tout le mystère qui l'entoure :

Un trésor existe, certes, mais probablement pas là où on le croit.

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