Clara Dupont-Monod et ses chroniqueurs Alexis Lacroix et Gilles Heuré reçoivent ce samedi Vincent Borel pour son roman "Richard W." (Sabine Wespieser Editeur)

Vincent Borel
Vincent Borel © radio-france

En ce soir de juin 1865, au Hoftheater de Munich, la magie opère dès que s’élèvent les premières notes de Tristan . Le très jeune Louis II de Bavière est subjugué. Wagner, à cinquante-deux ans passés, a enfin trouvé un protecteur. Les années d’errance et de misère sont derrière lui, il va pouvoir donner forme à ses rêves d’un théâtre entièrement nouveau et mettre en œuvre la conception de sa fresque révolutionnaire, L’Anneau du Nibelung. Comme sa carrière, l’intimité du compositeur est bouleversée en cette année faste : son mariage avec Minna, jeune actrice conformiste, peu encline à partager ses fulgurances, battait de l’aile. Il vient de rencontrer l’âme-sœur, Cosima, la fille de Liszt, qui encre ses partitions. Pour lui, elle va divorcer de Hans von Bülow, le chef d’orchestre tout dévoué à Wagner. Vincent Borel, toujours au plus près de l’émotion d’un fou d’opéra, nous plonge dans le creuset de l’œuvre, là où vie et création se mêlent. Les combats menés avec Bakounine sur les barricades de Dresde en 1849, les conversations avec Nietzsche au moment de La Naissance de la tragédie sont une puissante source d’inspiration, de même que les fréquentes escapades dans une nature complice. En Suisse où Richard et Cosima ont trouvé refuge avec leurs enfants, Isolde, Eva et Siegfried, la musique du maître, élémentaire et cosmique, est le centre de leur vie, et leur vie, au cœur de sa musique. Ce roman-portrait est un voyage à l’intérieur du corps de Richard Wagner, de ses humeurs, de ses intuitions et de son tumulte. Par-delà le « cas Wagner », Vincent Borel livre une éblouissante plongée dans le mystère de la création artistique. Son aisance épargne toute dévotion et nous dévoile un homme bien éloigné du mythe qu’a construit la postérité.

Idées reçues

  • « Un conte de fée, c’est pas féministe »

Faux d'après Clara Dupont-Monod, la preuve avec les deux tomes de Princesse Libellule de A. Arlène et S. Bellat (éditions La boite à Bulles)

  • « La guerre d’Indochine est un trou dans la mémoire française »

Vrai d’après Gilles Heuré, la preuve avec L’ombre douce de Hoai Huong Nguyen (éditions Viviane Hamy)

L'anniversaire oublié

Gilles Heuré évoque le bicentenaire de la naissance de Guiseppe Verdi.

A lire, Verdi par Albert Bensoussan (Folio Biographie)

Mais pourquoi

Mais pourquoi les calembours sont-ils mal vus?

Clara Dupont-Monod interroge Marie Treps, auteur d’Enchanté de faire votre plein d'essence! et autres joyeux calembours de plus ou moins bonne facture (La librairie Vuibert)

Le neurone en folie

Alexis Lacroix évoque les anti-Wagner

Lectures des auditeurs

Françoise de Pont-du-Chateau présente son coup de cœur pour Une vie de pintade à Madrid de Cécile Thibaud aux éditions Calmann Lévy

En partenariat avec le magazine Page des libraires et le magazine Transfuge

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