Clara Dupont-Monod et ses chroniqueurs Alexis Lacroix et Gilles Heuré reçoivent ce samedi Thomas Saintourens pour Le Maestro. A la recherche de la musique des camps (Stock)

Le Maestro
Le Maestro © radio-france

À Barletta, ville du sud de l’Italie, un homme fascinant redonne vie à des musiques oubliées. Depuis plus de vingt ans, Francesco Lotoro, pianiste de formation, recherche puis enregistre avec un orchestre local les oeuvres composées plus ou moins clandestinement dans les camps de la Seconde Guerre mondiale. Cet obstiné de 47 ans, aidé de sa femme et d’une poignée d’amis, a archivé plus de 4 000 partitions, parfois inachevées ou parcellaires. Symphonies, opéras, chansons folk, choeurs religieux, mais aussi swings ou musique rom : les artistes emprisonnés n’ont jamais renoncé à leur liberté créatrice, quitte, pour certains, à le payer de leur vie.L’auteur propose un livre original et d’une grande richesse sur ce sujet méconnu. Les chapitres sur le Maestro et ses aventures parfois rocambolesques alternent avec ceux consacrés à une quinzaine de musiciens martyrs, de toutes nationalités, de toutes confessions.Le lecteur découvre ainsi des personnages d’exception : « Johnny and Jones », duo jazzy du camp hollandais de Westerbork ; le compositeur tchèque Rudolf Karel, dont la dernière oeuvre fut écrite sur du papier hygiénique au moyen d’une écharde noircie de charbon ; le Français Émile Goué, qui dispensa des leçons de solfège à ses camarades de l’Oflag de Nienburg-sur-Weser, le Polonais Jozef Kropinski, qui composa en secret plus de 400 chansons en 1944, caché dans le camp de Buchenwald…De Prague à Cracovie, de Rome à Paris, voici une course contre l’oubli, où chaque note sonne comme un défi à l’oppresseur. Un pan entier de l’histoire de la musique, jusqu’ici laissé sous silence, se dévoile au fil des pages et des partitions du Maestro de Barletta.

Idées reçues

« Les parents d’élèves sont des adultes »

Faux d'après Clara Dupont-Monod, la preuve parMots d'excuse illustrés : les parents écrivent aux enseignants de Patrice Romain (illustrations Nathalie Jomard, Pockett)

"Les écrivains sont souvent énervés"

Vrai selon Gilles Heuré, la preuve par Ca m’agace de Jean-Louis Fournier (éditions Anne Carrière)

L'anniversaire oublié

Gilles Heuré évoque novembre 1952, et le prix Goncourt pour Léon Morin prêtre de Béatrix Beck, (Gallimard).

Mais pourquoi

Mais pourquoi certains auteurs réécrivent un de leurs livres ?

Clara Dupont-Monod interroge par téléphone Nathalie Kuperman pour Le contretemps (éditions des Busclats)

Le neurone en folie

Alexis Lacroix évoque Le roman d’Athénaïs, une vie avec Michelet d'Isabelle Delamotte (Belfond)

Les lectures des auditeurs

Coup de coeur Jean-Paul de Metz pour Alphabets de Claudio Magris (L'arpenteur)

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