L'Orchestre Français des Jeunes, l'OFJ, sera en concert le 10 à Compiègne et le 12 à la Philharmonie.

Jeunes musiciens d'orchestre avec leurs instruments
Jeunes musiciens d'orchestre avec leurs instruments © Getty / Hill Street Studios

L'orchestre Français des Jeunes, l'OFJ, dirigé par son directeur musical Fabien Gabel, sera en concert demain, le 10, au Théatre Imperial de Compiègne, puis mardi prochain, le 12, à la Philharmonie de Paris. C'est un orchestre qui existe depuis 35 ans maintenant...

Depuis 1982, il a été créé pour former de jeunes musiciens à la discipline orchestrale, à la pratique collective, qui a longtemps manqué en France, en leur proposant 2 sessions de travail chaque année. Une l'été, d'un mois environ, suivie d'une tournée en France et à l'étranger, et une plus courte, la session d'hiver, qui a donc lieu en ce moment, là ce sont trois jours de répétitions, où les jeunes sont placés dans des conditions professionnelles, les oeuvres travaillées l'été sont reprises, plus quelques nouvelles, pour les deux concerts qui seront donnés dans les jours à venir.

Alors seront joués lors de ces concerts: Richard Strauss, Ravel, et Wagner qu’on écoute  pour un programme intitulé "Venusberg"...

"Venusberg", le Mont de Vénus en français, cette montagne mythique où le chevalier Tanhauser est le captif consentant de Venus. Les thèmes de Tanhauser, opera de maturité de Wagner dont on entend l'ouverture par  Pierre Boulez, sont l'opposition entre l'amour profane, et l'amour noble, sacré. Une histoire de chair, d'esprit, et de rédemption...

Cette ouverture sera suivie par les Wesendonck lieder, de Wagner toujours…

Les Wesendonck lieder sont le fruit de la rencontre entre Wagner et Mathilde Wesendonck, la femme d'un des mécènes du compositeur. Wagner composait toujours sur ses propres textes, mais, follement épris de Mathilde, il accepte de mettre en musique des textes de la jeune femme, alibi idéal pour la voir à loisir.

"Quand les yeux boivent la joie dans d'autres yeux,

Que l'âme entière se noie dans une autre âme,

Que l'être se retrouve dans un autre être,

Et que le but de tous les espoirs est proche,

Les lèvres sont muettes, silencieuses dans leur étonnement,

Et notre coeur secret n'a plus aucun désir."

Puis ce sont avec des valses que se poursuivront ces soirées. La suite pour orchestre du Chevalier à la Rose de Richard Strauss... Où il est question d'amour, encore et toujours, mais cette fois sous forme d'intrigues légères et douces-amères. 

Dans sa grande Suite pour orchestre op.59, Richard Strauss évoque en cinq parties l'histoire de son opera. La nuit enflammée entre la Maréchale et le jeune Octavian, suivie du coup de foudre entre le jeune homme et la belle Sophie, promise elle au grossier Baron Ochs. (Mini remontée, laisser micro ouvert)Un délicieux  hommage à la Vienne de Marie-Thérèse...

Puis c'est une dernière valse qui va clore les concerts, celle de Ravel...

Ravel avait au début du siècle dernier le désir de rendre hommage aux valses viennoises de Johann Strauss. Mais ce n'est qu'après la guerre, en 1920, qu'il s'y consacre. Il y évoque la fin d'un monde, l'empire Austro-Hongrois, et la Valse prend une dimension tragique. "Un tourbillon, selon ses mots, fantastique et fatal".

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