Portrait du jeune pianiste britannique, en concert le 15 octobre à Paris et le 17 octobre à Lyon.

Le pianiste anglais Benjamin Grosvenor avec le Britten Sinfonia lors d'une représentation du dernier concerto pour piano de Mozart au Milton Court Concert Hall le 1er mai 2016 à Londres.
Le pianiste anglais Benjamin Grosvenor avec le Britten Sinfonia lors d'une représentation du dernier concerto pour piano de Mozart au Milton Court Concert Hall le 1er mai 2016 à Londres. © Getty / Amy T. Zielinski / Contributeur

Une nouvelle génération de pianistes enthousiasmants émerge depuis quelques années, et Benjamin Grosvenor est, parmi ces jeunes talents, l'un des plus prodigieux.

Enfant prodige

Son premier disque, paru en 2011, s'ouvrait par les Scherzos de Chopin.

Il avait à l'époque 18 ans, et déjà, une personnalité, une maturité artistique, tout à fait exceptionnelles.

A 10 ans, il avait déjà remporté 4 concours importants, à 12, il était le BBC Young musician de l'année, ce qui aiguisait la curiosité, mais la méfiance aussi, car on pouvait craindre un "produit marketing" comme il en apparaît régulièrement dans le monde du classique.

Mais Benjamin Grosvenor est tout sauf un produit marketing. Certes, il est absolument virtuose, il a des moyens techniques qui impressionnent, une grande précision digitale, mais il est surtout très inspiré, d'une grande subtilité, il a une classe folle, et il une réelle vision des œuvres qu'il interprète, qui se confirme au fil des ans.

Hommages

Ce sont toujours des programmes très intelligents, exigeants, et originaux qu'il construit. Que ce soit pour Dances, où la Partita de Bach entre en résonance avec des Polonaises de Chopin, des valses, mazurkas et tango de Scriabine, Granados et Albeniz. Un programme qui se promène à travers les époques, avec pour fil conducteur le swing.

Pour son dernier disque, Hommages, paru l'année dernière, il choisit des œuvres qui font référence à des compositeurs ou à des formes utilisées par le passé. Chaque morceau se faisant écho, et se révélant l'un l'autre.

Au programme de ses concerts

Il y aura entre autres du Bach, la Suite Française n°5, les derniers écrits pour piano de Brahms, l'Opus 119, et un morceau qui figurait sur son phénoménal 1er disque, Gaspard de la Nuit, de Ravel.

La maîtrise de la structure, les différents climats qu'il créait et l'intensité de son jeu était sidérants pour un jeune homme de 18 ans, on a hâte de découvrir comment l'œuvre aura mûri en lui, maintenant que c'est un vieux de 25 ans.

► EN SAVOIR PLUS | Benjamin Grosvenor jouera Bach, Brahms, Dean, Debussy et Ravel dimanche 15 octobre au Théâtre des Champs Elysées et mardi 17 octobre à Piano à Lyon. Ses albums sont disponibles chez Decca.

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