Nouvelle production du célèbre opéra italien à l’Opéra Bastille à Paris, jusqu'au 31 décembre, dirigé par Gustavo Dudamel, dans une mise en scène intergalactique de Claus Guth.

"La Bohème" de Puccini à l'Opéra Bastille, avec Nicole Car dans le rôle de Mimi.
"La Bohème" de Puccini à l'Opéra Bastille, avec Nicole Car dans le rôle de Mimi. © Bernd Uhlig / Opéra national de Paris

La Bohème, opera inspiré du roman " Scènes de La Vie de Bohème" d'Henry Murger.

L'opéra met en scène de jeunes artistes et intellectuels sans le sou dans le Paris des années 1830.

Au début du 1er tableau le soir de Noël, quatre amis, Rodolfo le poète, Marcello le peintre, Schaunard le musicien et Colline le philosophe sont dans leur mansarde, glacés, et le ventre vide. 

Ils décident de sortir réveillonner, laissant seul Rodolfo le temps qu'il termine un article.

C'est alors qu'apparaît Mimi, leur voisine, en quête de feu pour sa bougie. Rodolfo prend sa petite main gelée :

Laissez-moi la réchauffer

C'est le coup de foudre. Et Leur voix s'unissent dans un duo d'amour.

Le jeune couple sort rejoindre les amis de Rodolfo au café Momus. La bande festoie joyeusement quand débarque Musetta, au bras d'un homme. Elle est l'ancienne amante de Marcello, et brûle encore d'amour pour lui.

Marcello et Musetta se retrouvent, mais leurs rapports sont explosifs. Quant à Mimi et Rodolfo, l'amour qui les unit est profond, mais Mimi est phtisique, et Rodolfo ne peut  lui offrir le confort nécessaire à sa survie. Ils décident , la mort dans l'âme, de se séparer aux prochains beaux jours...

Au dernier acte, plusieurs mois ont passé. Rodolfo et Marcello ne peuvent oublier leurs amours. Alors qu' ils se remémorent avec une terrible nostalgie leur bonheur passé, réapparaît Musetta, tenant dans ses bras Mimi. Rodolfo et Mimi se souviennent de leur première rencontre, et se promettent de ne jamais plus se quitter. Mais Mimi est mourante...

Dans la production qui se joue en ce moment à l'Opera Bastille, exit le Paris du XIXème, la mansarde et le café Momus. C'est à bord d'une capsule spatiale que nous embarquons, avec quatre compères cosmonautes, une Mimi spectrale, un cortège  d'acrobates, et un mime maître de cérémonie.

Le metteur en scène Claus Guth nous plonge dans un monde onirique, multidimensionnel, où les rêves, les souvenirs et les fantasmes se confondent.

C'est d'une beauté plastique à couper le souffle, et si la proposition peut dérouter, les sifflets et les bravos s'affrontent chaque soir à la Bastille, elle est enthousiasmante. Parce que l'esprit de la Bohème est là. Sa nostalgie, sa poésie, sa tendresse, et l'émotion profonde qui jaillit quand l'amour est perdu.

La Bohème de Puccini, c'est jusqu'au 31 décembre à l'Opera Bastille

Extraits musicaux : version de l'Orchestre de la Radio Bavaroise, avec Anna Netrebko et Rolando Villazon.

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