Jusqu'au 1er octobre, pour l'ouverture de sa saison, l’Opéra de Bordeaux présente "La Vie parisienne », opéra bouffe de Jacques Offenbach,.

"La Vie Parisienne" de Jacques Offenbach ouvre la saison de l’Opéra de Bordeaux, dans une production dirigée par Marc Minkowski, mise en scène par Vincent Huguet et chorégraphiée par Kader Attou. Un clin d'œil pour célébrer l'arrivée de la ligne à grande vitesse à Bordeaux, l'action de l'œuvre se déroulant en partie dans une gare...

C'est dans une gare que l'opéra bouffe d'Offenbach, créé triomphalement en 1866, commence : deux jeunes dandys, Bobinet et le Vicomte Raoul de Gardefeu, attendent, faisant mine de ne pas se connaître, l'arrivée du train de Metella, une demi-mondaine qu'ils ont tous deux pour maîtresse.

Mais c'est au bras d'un troisième homme, Gontran, que la belle descend du train et les ignore. Arrive ensuite l'ancien valet de Gardefeu, qui attend un couple de Suédois, le baron et la baronne de Gondremarck, venus festoyer à Paris. Et enfin le richissime brésilien fait son entrée en scène, avec son fameux rondo...

À l'acte II, nous sommes dans le salon du gandin Gardefeu. La gantière Gabrielle et le bottier Frick se font de l'œil, tandis que Bobinet convie l'assemblée à une réception chez lui le lendemain. Débarque alors le baron suédois. Il souhaite lui aussi séduire Metella, et annonce sans complexe qu'il est venu à Paris, cette ville toute pleine de plaisirs, pour "s'en fourrer jusque là".

Le lendemain, chez Bobinet, on se prépare pour la réception, et on se déguise en "personnages de haute distinction et dames de haute excentricité". La soubrette Pauline sera l'Amirale, chargée de séduire le Baron et de le retenir, pour que Gardefeu puisse tranquillement courtiser la Baronne...

Au dernier acte, tandis que le brésilien festoie dans un salon, le Baron a réservé un cabinet pour être seul avec Metella. Mais Metella vient avec une amie, masquée, et refuse ses avances. L'amie en question n'est autre que la baronne. Le baron furieux, veut provoquer Gardefeu en duel, mais face à la joie de la bande qui fait irruption dans les lieux, la querelle cesse. La baronne pardonne les frasques de son mari, qui se calme aussi, reconnaissant s'être beaucoup amusé. Et tous souperont joyeusement, à la gloire de "la vie parisienne".

Pour Vincent Huguet, le metteur en scène du spectacle, La Vie Parisienne figure en bonne place parmi les déclarations d'amour à la capitale française. "Une déclaration d'amour lucide" précisait Sacha Guitry. Et qui n'a jamais cessé d'être contemporaine : ses protagonistes dansent sur des corniches et des gouttières suspendues entre deux mondes, celui d'en haut et celui d'en bas, celui du jour et celui de la nuit, celui de la satire sociale la plus impitoyable et celui de la fête et de la joie qui balaient tout.

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