Le disque est sorti et distribué par Mirare.

Piano à queue.
Piano à queue. © Getty / Yenwen

Bach, Cesar Franck, Thierry Escaich et Camille Saint Saëns sont les compositeurs au programme du 1er album d'une toute jeune pianiste, Marie-Ange Nguci, un disque qui vient de paraître sur le label Mirare...

A la liste des jeunes pianistes impressionnants qui éclosent depuis quelques années, on peut ajouter désormais Marie-Ange Nguci. C’est une pianiste franco-albanaise, toute jeune comme vous le disiez Éric, elle a 19 ans, c'est une pianiste précoce, elle a obtenu son master de piano au conservatoire national supérieur de Paris à 16 ans, et déjà remporté pas mal de concours internationaux. Alors elle a choisi de présenter, pour son premier disque, un programme très dense et ambitieux, tant sur le plan technique, que musical.

Le Prelude Choral et Fugue de Franck, dont on écoute le Prélude, vous le connaissez peut être aussi parce que Visconti s'en sert  comme leitmotiv tout au long de son film "Sandra", avec Claudia Cardinale, à mon sens l'une des plus belles utilisations de musique classique au cinéma. Le thème apparaît dans les trois mouvements, se renouvelle,  se transforme, exprimant une palette d'émotions d'une grande richesse, remarquablement servi par le jeu plein et nourri de Marie-Ange Nguci.

Au programme également, La Chaconne de Bach/Busoni.

La Chaconne de la Partita n°2 pour violon seul en ré min de Bach, monument du répertoire pour violon, a été  réecrite pour piano 2 siècles plus tard par Ferrucio Busoni, compositeur qui a consacré à Bach de nombreuses transcriptions.

Busoni compose sa Chaconne pour 10 doigts, une partition ardue pour les pianistes, que Marie-Ange Nguci empoigne sans volontarisme. On sent une réelle maîtrise de l'architecture, une pensée qui se déploie avec précision, en alternant sans effets les passages chargés de romantisme et de passion avec ceux plus intérieurs et spirituels.

Le disque s'intitule "En Miroir", quel est le sens de ce titre ?

En Miroir, c'est parce que les musiciens qui figurent sur l'album font partie d'une lignée de compositeurs qui sont également de grands organistes et improvisateurs.

Saint-Saëns, dont on écoute la Toccata d'après le final du 5eme Concerto, a écrit, "Pendant les quelques vingt années que j'ai tenu l'orgue de la Madeleine, ai-je improvisé presque toujours, me laissant aller au hasard de ma fantaisie; et ce fut une des joies de mon existence". Pour Marie-Ange Nguci, qui nourrit elle même une passion pour l'orgue, c'est en véritable miroir de cette vocation qu'on peut entendre la création pour piano de ces compositeurs. 

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.