Ce matin, Anna Sigalevitch revient sur l'une des symphonies les moins connues de Beethoven pour conclure cette semaine : la 4ème symphonie, coincée entre deux Héroïques.

Ludwig van Beethoven vers 1754
Ludwig van Beethoven vers 1754 © Getty / Universal History Archive

Alors, il est vrai que lorsqu'on pense aux symphonies de Beethoven, ce sont surtout, excepté la Pastorale, les symphonies impaires qui nous viennent en tête. 3, 5, 7, 9, les plus flamboyantes, de façon évidente. Donc en effet, la 4 ème, placée entre les deux colosses que sont l'héroïque, que l'on évoquait hier, et la 5 ème, peine à émerger dans le corpus. Schumann parlait d'"Une mince fille de la Grèce entre deux géants nordiques".

Il compose son Concerto pour violon, la 2 ème version de son Opera, Fidelio, la sonate Appasionata, les Quatuors Op.59, extrêmement novateurs, et c’est en moins de 3 mois qu’il achève la 4 ème symphonie.

Il semble également comme libéré de la honte de son handicap : "Ne cherche plus à cacher ta surdité, note-il dans ses carnets ; que l'Art aussi en ait connaissance."

La suite à écouter

Aller plus loin

  • Guide de la musique de Beethoven, par Elisabeth Brisson (Ed. Fayard)
  • Guide illustrée de la musique symphonique de Beethoven, par Michel Lecompte, (Ed. Fayard)

Versions écoutées :

  • SIMON RATTLE, Ludwig van Beethoven : Symphonies n°1 à 9 / CD 1, BERLINER PHILHARMONIKER 2016
  • HERBERT VON KARAJAN, Ludwig van Beethoven : Les 9 symphonies / Vol 2, DGG 2003
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