Le week-end prochain, le musée Guimet invite le Festival Berlioz.

Hector Berlioz, compositeur romantique français, (1803-1869).
Hector Berlioz, compositeur romantique français, (1803-1869). © Getty / Pierre Petit / Intermittent

Vendredi et samedi prochains, le musée national des arts asiatiques, le musée Guimet àParis, invite le Festival Berlioz dirigé par Bruno Messina le temps d'un week end pour quatre concerts. Alors, pourquoi Berlioz au Musée Guimet ?

Parce que Berlioz, contemporain de Guimet, en plus d'être le grand compositeur qu'on connaît, on entend un extrait de sa Symphonie Fantastique, était aussi un commentateur extrêmement pertinent de son époque, comme son œuvre littéraire en témoigne. Et comme Guimet, il était passionné par l'Asie, et s'est intéressé très tôt, bien avant Debussy, aux musiques extra européennes.

En 1851, pour l'Exposition Universelle à Londres, Berlioz est choisi par le ministre du commerce pour juger, avec sept autres savants, du mérite des divers fabricants d'instruments de musique exposant leurs travaux dans le Cristal Palace. Il y découvre avec grand étonnement les pavillons exotiques.

Berlioz fait une description épique, très drôle, de son expérience, et raconte aussi, non sans ironie, sa découverte de la musique chinoise. Il relate notamment dans ses écrits une soirée musicale où  aurait eu lieu un bal sur une jonque chinoise présentée sur la Tamise.

Alors ce qui a été entendu lors de cette soirée demeure un mystère, mais le musicien Jean Chritophe Frisch, spécialiste des rencontres entre musique occidentale et extra européennes, c'est lui qu'onécoute dans la musique des Jésuites en Chine, proposera avec Le Baroque Nomade, de tenter de reconstituer le programme de cette soirée, avec des musiciens des deux traditions.

Il y aura le lendemain deux concerts dans l'après midi.

Ce sera les Flûtes enchantées, à 15h, des pastorales en musique de Debussy à Sour-Das, où les flûtes européennes se mêleront aux flûtes indiennes, puis à 17h, c'est l'ensemble Leyli qu'on pourra découvrir, dans des compositions persanes et des mélodies de l'Antique Iran.

Et enfin le concert de clôture aura pour titre "L'Asie entendue à Paris au temps d'Emile Guimet".

Parce que l'Asie a à cette époque été source de fantasme et d'inspiration pour nombre de compositeurs français. Le chef d'orchestre François-Xavier Roth, avec son ensemble "Les Siècles" jouera des passages, parmi les plus beaux, de ce répertoire. Les quatre poèmes indous, de Maurice Delage, La Princesse Jaune, de Saint Saens, ou encore le fameux air des Clochettes, extrait de Lakmé, de Léo Delibes...

Le Festival Berlioz au Musée Guimet le temps d'un week end, ce sera à découvrir vendredi et samedi prochains, les 3 et 4 novembre.

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