Après une nuit de fête, aura lieu demain 1er janvier à 11h15 le traditionnel concert du nouvel an à Vienne, dans la Goldener Saal, la Salle Dorée du Musikverein, un événement diffusé dans plus de 90 pays, et suivi par près de 50 millions de téléspectateurs.

L'Orchestre Philharmonique de Vienne, dirigé par Gustavo Dudamel, le 1er janvier 2017
L'Orchestre Philharmonique de Vienne, dirigé par Gustavo Dudamel, le 1er janvier 2017 © AFP / HERBERT NEUBAUER

Où s'enchaînent, devant un parterre de notables endimanchés, marches, polkas, valses et galops des célèbres Strauss père et fils.

Ce sont les musiciens de l'orchestre, les Wiener Philharmoniker, qui choisissent le chef qui aura l'honneur de les diriger. Les plus grands se sont succédés, Carlos Kleiber, Claudio Abbado, Lorin Maazel, Daniel Barenboim, entre autres, depuis le premier concert qui a eu lieu en 1939, avec à sa tête Clemens Krauss

1939, c'est donc la date du 1er concert, un an après l'Anschluss, l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie.l'orchestre était alors totalement aryanisé, pour un événement  conçu pour célébrer l'union politique et idéologique avec le III ème Reich, que l'historien Harald Walser décrit  comme  "Une des facettes de la politique culturelle nazie".

Les sombres origines du Concert ayant été mentionnées, il me semblait tout de même important de les rappeler, revenons en 2000 presque 18, avec le concert de demain.

Les musiciens ont élu cette année, et ce pour la cinquième fois en 25 ans, le chef italien Riccardo Muti. 

Alors on peut miser sans trop prendre de risques sur le fait que Riccardo Muti ne dérogera pas à la tradition en vigueur depuis 1958.

Une fois le programme annoncé terminé, se succèdent presque chaque année trois bis. Une polka rapide, on écoute celle jouée lors de son concert en 93, puis, vient le moment tant attendu du Beau Danube Bleu de Johann Strauss fils, interrompue par la prise de parole du chef...

Une fois la bonne année souhaitée, le Beau Danube Bleu reprend...

Et enfin, c'est avec la Marche de Radetzky que se clôt le concert. C'est l'attitude héroïque du Conte Radetzky, militaire âgé de 81 ans lors de la sanglante bataille  de Custoza, en 1848, qui inspire à Johann Strauss père une marche en son honneur.

Quand le morceau est joué pour la première fois à des soldats autrichiens, spontanément, ils tapent des mains et des pieds.

Coutume toujours en vigueur, car, comme le dit la devise de la ville, Vienne reste  Vienne :

Wien bleibt wien 

► Le Concert du Nouvel an par le philharmonique de Vienne dirigé par Riccardo Muti, à revoir sur Culturebox

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