Alors que beaucoup de services publics se serrent la ceinture, il est un secteur qui ne connait pas la crise, un secteur qui embauche même : les surveillants de prison

Capture d'écran d'un spot publicitaire de l'Administration pénitentiaire
Capture d'écran d'un spot publicitaire de l'Administration pénitentiaire

Vous n’avez pas pu rater les campagnes de publicité affichées dans toute la France avec des slogans : « Un métier juste », « fier de servir la justice », pour faire passer le passif du "maton" dans la représentation que beaucoup ont des gardiens.

Capture d'écran d'un spot publicitaire de l'Administration pénitentiaire
Capture d'écran d'un spot publicitaire de l'Administration pénitentiaire

Car il y a urgence : il y a près de 70 000 personnes derrière les barreaux avec une surpopulation carcérale qui bat des records à chaque comptage. 

Alors, la France construit des prisons : la prochaine loi de programmation pénitentiaire 2018-2022 devrait aboutir à la création de 15 000 nouvelles places. Et la France embauche : l'administration pénitentiaire recrute en ce moment plus de 1200 postes (après en avoir déjà embauché 2500 en 2016). 

A la maison d’arrêt de Dijon, où nous sommes allés, on en est à 170% de taux d’occupation, soit près de 3 détenus par cellule de 9m², ce qui - comme ailleurs - compromet à la fois les conditions d’incarcération et les possibilités de réinsertion à la sortie. D’où les taux de récidive : 63% des sortants de détention y retournent dans les cinq ans (contre 20% en Finlande et Norvège où l’on a choisi de privilégier la réhabilitation à l’incarcération).

Capture d'écran d'un spot publicitaire de l'Administration pénitentiaire
Capture d'écran d'un spot publicitaire de l'Administration pénitentiaire

Ajoutez à cela que, d’après l’O.I.P. (Observatoire International des Prisons), ¼ des détenus relèveraient de l’hospitalisation psychiatrique plutôt que de la prison (chiffre en constante augmentation car "le nombre de personnes déclarées irresponsables a été divisé par dix en vingt ans »).

Alors « Comme un bruit qui court » a voulu rencontrer ceux qui choisissent de passer leur vie derrière les barreaux (ou presque) : paroles de matons.

Un reportage de Giv Anquetil.

La programmation musicale : 

  • Jour de sortie, JoeyStarr
  • La fête à la prison, Oldelaf et Monsieur D

Cette semaine, dans le Focus de la semaine, "Comme un Bruit qui court" est allé à la Cantine des Pyrénées, une de ces cantines politiques, solidaires, sauvages, autogérées et à prix libre. Alors, à vos gamelles, vaisselles et trépieds pour un retour aux fondamentaux en partageant le repas.

A la Cantine des Pyrénées
A la Cantine des Pyrénées © Radio France / Antoine Chao
L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.