A la cité de l'Espérance, à Berriac, les habitants vivent à l'ombre des pylônes électriques et des lignes à très haute tension. Et la lutte des femmes à Argenteuil.

Céline, dans la cité de l'espérance
Céline, dans la cité de l'espérance © Radio France / Charlotte Perry

La cité de l’espérance sous haute tension

A Berriac, tout près de Carcassonne, les 350 habitants de la cité de l'Espérance vivent à proximité immédiate d’un poste EDF, à l'ombre des pylônes électriques et des lignes à très haute tension (THT) 2 x 225 000 volts. Construite en 1968 pour héberger provisoirement la communauté gitane qui vivait alors dans une décharge publique, la cité de l’espérance ne nourrit aujourd’hui plus guère d’espoir, sauf celui de pouvoir en partir. Cancers, leucémies infantiles, infertilité, dépressions, pas une des 22 familles de la cité n’est épargnée par la maladie. Face à l’inertie des pouvoirs publics, les habitants ont décidé de saisir la justice et de porter plainte contre EDF, RTE et ERDF. Soutenus par le maire, Michel Soulès, le seul maire gitan de France, ils se battent pour faire reconnaître la source de leurs maladies et être relogés. Un combat de David contre Goliath, qui pourrait faire jurisprudence s’il s'avérait victorieux.

Un reportage de Charlotte Perry

Moïse, devant chez lui, à la cité de l'espérance
Moïse, devant chez lui, à la cité de l'espérance © Radio France / Charlotte Perry
le poste EDF derrière lequel a été construit la cité de l'espérance en 1968
le poste EDF derrière lequel a été construit la cité de l'espérance en 1968 © Radio France / Charlotte Perry
cité de l'espérance
cité de l'espérance © Radio France / Charlotte Perry
cité de l'espérance
cité de l'espérance © Radio France / Charlotte Perry

Les liens :

Webdoc : la cité de l'espérance devenue cité du cancer

La programmation musicale :

The lost fingers - Alors on danse

Sabor de Gracia - Gitanos Catalans

A Argenteuil : féminisme et cornes de gazelles

le 8 mars, à Argenteuil
le 8 mars, à Argenteuil © Radio France / Fouzia Hamhami

Comme un bruit retourne cette semaine à Argenteuil, mais cette fois-ci aux côtés du réseau femmes de l’association des travailleurs maghrébins de France (ATMF). Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, l’association avait posé sa caravane et organisé une conférence sur le thème « Hommage à nos mères courages ». Entre deux thés à la menthe et trois cornes de gazelles, les participantes, parfois accompagnées de leurs enfants, ont pu écouter deux interventions : l’une de Kamilia Absi, avocate et l’autre de Fatima Ouassak, politologue. L’après-midi a donné lieu à des débats, notamment sur la place de femmes voilées au sein de la République et la reconnaissance de leurs droits. Prochaine étape de la caravane : Le 15 mars à Paris.

Un reportage d’Antoine Chao

Le 8 mars, à Argenteuil
Le 8 mars, à Argenteuil © Corbis / Fouzia Hamhami
Le 8 mars, à Argenteuil
Le 8 mars, à Argenteuil © Radio France / Fouzia Hamhami

Les liens :

La caravane de l'ATMF qui sillonnera les routes de France

La programmation musicale :

Cheikha Rimitti - C'est fini j'en ai marre

Simone Real - Moi j'en ai marre

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