Jeudi 4 mai, les salariées de Tati étaient mobilisées devant l’emblématique magasin du Boulevard Barbès. Et quand les livreurs uberisés s'organisent, avec le CLAP.

Lise, vendeuse chez Tati, boulevard Barbès
Lise, vendeuse chez Tati, boulevard Barbès © Radio France / Charlotte Perry

Tati en danger

Jeudi 4 mai, les salariées de Tati étaient mobilisées devant l’emblématique magasin de Barbès, suite à la décision du groupe Eram, propriétaire de Tati, de se débarrasser de l’enseigne à bas prix et de ses salariés. Ce même jour, le Tribunal de commerce de Bobigny devait statuer sur la mise en redressement judiciaire de Tati pour éviter la liquidation. Mais cela fait déjà un bout de temps que l’ambiance n’est plus à la fête au « vaisseau amiral » de Barbès, où les pressions sont telles qu’une salariée a récemment mis fin à ses jours. Et pour couronner le tout, les salariées de Tati pourraient bien être parmi les premières victimes de la loi El Khomri. Décidément, ce n’est pas jour de fête chez Tati.

Un reportage de Charlotte Perry

Nicole Coger, vendeuse chez Tati et Philippe Poutou le 4 mai 2017 devant Tati, Boulevard Barbès
Nicole Coger, vendeuse chez Tati et Philippe Poutou le 4 mai 2017 devant Tati, Boulevard Barbès © Radio France
Tati, Boulevard Barbès, le 04 mai 2017
Tati, Boulevard Barbès, le 04 mai 2017 © Radio France
Lise, vendeuse chez Tati
Lise, vendeuse chez Tati © Radio France

Les liens :

La pétition : "Tati en danger"

La programmation musicale :

"Les menteurs", La gargote

"Rendez-vous à Barbes" O.N.B

"Le boulot" Les grandes bouches

Quand les livreurs uberisés s'organisent

Livreurs à vélo dans Paris
Livreurs à vélo dans Paris © Radio France

Il y a la France des start-ups avec des jeunes qui « rêvent de devenir milliardaires », et puis il y a les livreurs à vélo ubérisés qui s’organisent pour leurs droits. Cette semaine, « Comme un bruit qui court» part retrouver les livreurs des plateformes (comme Deliveroo, Foodora ou UberEats) que nous avions rencontré il y a un an. Depuis, ces « auto-entrepreneurs » qui vivent en première ligne l’ubérisation galopante du travail ont commencé à se mobiliser collectivement pour dénoncer leurs conditions de travail, leur statut on ne peut plus précaire d’auto-entrepreneurs et leur rémunération au lance-pierres. En première ligne : Jérôme Pimot qui, après avoir pédalé pour Take Eat Easy et Deliveroo, est devenu un des porte-paroles du CLAP, Collectif des livreurs autonomes, qui regroupe de plus en plus de jeunes livreurs, venus apprendre la politique, leurs droits et la force du collectif, eux que l’on s’échine à vouloir atomiser.

Un reportage de Giv Anquetil

Le collectif des livreurs autonomes de Paris
Le collectif des livreurs autonomes de Paris © Radio France
Banderole du CLAP lors de la mobilisation du 8 mai
Banderole du CLAP lors de la mobilisation du 8 mai © Radio France

Les liens :

Le CLAP, collectif des livreurs autonomes de Paris

Le CLAP sur Facebook

Un article dans la revue Jef Klak : "L'exploitation à bicyclette"

événement avec le CLAP 75
événement avec le CLAP 75 © Radio France

La programmation musicale :

"Travailler" Philemon

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