L’extrême droite endiguée : Hauts les cœurs aux Pays-Bas. Et le maire gitan de Berriac.

à Amsterdam
à Amsterdam © Radio France / Giv Anquetil

L’extrême droite endiguée : Hauts les cœurs aux Pays-Bas

Après Trump et avant nos présidentielles, le monde entier attendait cette semaine les résultats des élections hollandaises , avec Geert Wilders comme baromètre de la progression du courant populiste peroxydé dans nos démocraties occidentales. On aime parfois se faire peur en criant « facho devant » ou « la peste blonde », mais l’instantané qu’offre ce scrutin n’est peut-être pas aussi rassurant que ça. Résultat des votes : pas de raz de marée dans les polders donc, mais même contenu, le PVV - parti frère du Front National français, progresse avec son discours explicitement islamophobe, et un appel au #Nexit, la sortie de l’Europe. La droite reconduite au pouvoir s’érode alors que ses alliés socio-démocrates s’effondrent (au profit des écolos et des centristes), et ce n’est que grâce à une participation historiquement forte (plus de 80%) que le parti de Wilders a pu être endigué. Car ici comme ailleurs, austérité et précarité croissantes vont souvent de pair avec le rejet de l’étranger et les questions identitaires. Une même équation que Marine Le Pen et Geert Wilders, amis et alliés, n’ont cessé de marteler. Comme un bruit qui court aux Pays-Bas pour revivre cette élection, entre deux places fortes du vote Wilders : le petit village de pêcheurs touristique de Volendam et la ville nouvelle multiculturelle d’Almere.

Un reportage de Giv Anquetil

bureau de vote à Amsterdam
bureau de vote à Amsterdam © Radio France / Giv Anquetil
au premier pla, Geert Wilders
au premier pla, Geert Wilders © Radio France / Giv Anquetil
Wim Keiser Directeur du musée de Volendam
Wim Keiser Directeur du musée de Volendam © Radio France / Giv Anquetil
mannequins qui épluchent des crevettes au musée de Volendam
mannequins qui épluchent des crevettes au musée de Volendam © Radio France / Giv Anquetil
A Volendam
A Volendam © Radio France / Giv Anquetil

Les liens :

"Bouillonnement antisystème" sur le monde diplomatique

Sur Mediapart, les sociaux-démocrates en perdition

Brut compare les programmes de Marine Le Pen et Geert Wilders

"La crevette" - ARTE Product montre la face cachée de la mondialisation à travers le parcours des produits de consommation courante :

Programmation musicale :

Sevn Alias Almere The City Ft. AMG Domina

Sjaan en Henk - Volendam wals ( 1958 )

Ivoryman - No PVV inna wi country

Le maire gitan et les voleurs de poules

Michel Soulès, maire de Berriac
Michel Soulès, maire de Berriac © L'indépendant

Berriac, un petit village de 1 000 habitants aux portes de Carcassonne, a la particularité d’avoir élu en 2009 le seul maire gitan de France. Michel Soulès, 56 ans, est issu de la Cité L’Espérance, un quartier gitan construit en 1968 derrière un poste EDF pour héberger la communauté qui vivait alors dans une décharge publique. A l’époque, la cité représentait l’espoir pour les gitans de pouvoir enfin vivre comme tout le monde. Mais aujourd’hui, elle est devenue un ghetto où les règles de la République semblent obsolètes. Et entre gitans et villageois, l’ambiance est plutôt tendue, chacun accusant l’autre de l’exclure. Deuxième volet de notre reportage à Berriac, où le maire se bat pour l’intégration de la communauté gitane et le mieux vivre ensemble au village.

Un reportage de Charlotte Perry

le village de Berriac
le village de Berriac © Radio France / Charlotte Perry
vue du clocher de Berriac
vue du clocher de Berriac © Radio France / Charlotte Perry
le poste EDF, à Berriac
le poste EDF, à Berriac © Radio France / Charlotte Perry
entrée de la cité de l'Espérance, Berriac
entrée de la cité de l'Espérance, Berriac © Radio France / Charlotte Perry

Programmation musicale :

Sinty Mentality - gitan

Il n'y a pas de gentil gitan

A venir :

La marche pour la justice et la dignité dimanche 19 mars à partir de 14h

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