Comme un bruit qui court part en visite chez la médecin légiste Alexia Delbreil, qui autopsie les homicides conjugaux et fait avancer la justice.

Dans les locaux du CHU de Poitiers, mai 2018.
Dans les locaux du CHU de Poitiers, mai 2018. © Radio France / Giv Anquetil

La Dr Alexia Delbreil est à la fois psychiatre et médecin légiste. D’un côté elle sonde les âmes des bourreaux, de l’autre les corps de leurs victimes, vivantes ou trépassées. Pour y trouver des preuves, puisqu’un légiste est un médecin qui ne soigne pas mais assiste la justice.

Couloirs du CHU de Poitiers.
Couloirs du CHU de Poitiers. © Radio France / Giv Anquetil

Alors que pas une série TV ne semble faire l’impasse sur des séquences d’autopsie hollywoodiennes, nous sommes allés la retrouver au CHU de Poitiers pour évoquer son sujet de recherche : les homicides conjugaux. 

Et pour comprendre ce phénomène social de basse intensité où 1 personne meurt sous les coups de son conjoint tous les 2 -3 jours, soit de 15 à 20% des homicides en France (140 décès l’année dernière), le Dr Delbreil a disséqué, pour la première étude du genre en France, les profils de 60 de ces cas où l’intime tue. Avec une conclusion provisoire : le « crime passionnel », s’il a longtemps été vu comme une circonstance atténuante, n’est pas une fatalité.

Un reportage de Giv Anquetil.

Vestiaires post-autopsie. CHU de Poitiers
Vestiaires post-autopsie. CHU de Poitiers © Radio France / Giv Anquetil

Les liens

Article du Monde,La légiste qui autopsie les homicides conjugaux.

Les Inrocks, "Pourquoi l'expression “crime passionnel” pose-t-elle problème ?"

Programmation Musicale

"Requiem pour un fou" Johnny Halliday

"Crime passionnel" Eté 67

"Meurtre à l'extincteur" Serge Gainsbourg

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