Plus fort que Koh Lanta, le parcours du demandeur d'Asile à Paris

Jardin d'Eole 1
Jardin d'Eole 1 © Radio France / Antoine Chao
Jardin d'Eole 2
Jardin d'Eole 2 © Radio France / Antoine Chao

Déposer une demande d’asile, pour un migrant échoué à Paris, au jardin d’Eole par exemple, après avoir été expulsé du campement de la Chapelle, de la Hall Pajol et de la caserne des pompiers de Chateau Landon, c’est une nouvelle épreuve, mais pas la moindre, un vrai parcours du combattant, dans une jungle de procédures et d’acronymes.

Obtenir un formulaire de l’ OFPRA (office français de protection des réfugiés et apatrides) à remplir dans les 21 jours, une APS (Autorisation provisoire au séjour), une place en CADA (centre d’accueil pour demandeur d’asile) avec AMS (allocation mensuelle de subsistance) ou juste une ATA ( Allocation temporaire d’attente ) ça c’est plus rude, en cas de refus de l’OFPRA, compter une petite année, faire un recours à la CNDA (Cour nationale du droit d’asile) et si le parcours est un sans-faute, dans 10/100 des cas, vous évitez l’OQTF (Obligation de quitter le territoire français).

Voilà, sans s’attarder sur les subtilités du règlement “Dublin 2”, brièvement le parcours d’un demandeur d'asile en France, le tout baignant dans une volonté politique d’accueil plutôt défaillante.

Et ce n’est pas de la télé-réalité.

Un reportage d'Antoine Chao

Jardin d'Eole 4
Jardin d'Eole 4 © Radio France / Antoine Chao
Jardin d'Eole 3
Jardin d'Eole 3 © Radio France / Antoine Chao

"S'ils ne molissent pas, nous non plus!": La lutte des résidents des Foyers de Travailleurs Migrants pour le relogement

Rassemblement de soutien au Foyer Lorraine
Rassemblement de soutien au Foyer Lorraine © Radio France / Charlotte Perry
Rassemblement de soutien au Foyer Lorraine
Rassemblement de soutien au Foyer Lorraine © Radio France / Charlotte Perry

Avril 1996 : sous l’impulsion du premier ministre Alain Juppé, le rapport Cuq est publié.

Feu, sur les foyers de travailleurs migrants qui doivent impérativement être démolis.

L’offensive est lancée. Le « plan quinquennal de traitement des foyers » qui doit opérer leur transformation en « résidences sociales » lui emboite le pas.

Exit les lieux de vie, les équipements collectifs. Dans les nouvelles résidences sociales, chaque mètre carré est compté, chaque mètre carré doit rapporter. A chacun son petit studio, à chacun sa petite boite, et les vaches seront bien gardées.

18 ans plus tard, le plan « quinquennal » poursuit son avancée. Quelques foyers y sont déjà passés, les autres ne vont pas tarder. Au mois de septembre, c’est au tour du Foyer Lorraine. Les résidents doivent bientôt déménager et dans deux ans, ils réintégreront le nouveau foyer, résidencialisé.

Sauf que personne ne les a consultés. Personne ne les a informés. Que va-t-il se passer pour les sur-occupants qui vivent au foyer ? Et pour les sans papiers ? Coalia, le gestionnaire, est aux abonnés absents. Qu’ils déménagent, on verra ça après.

Mais les résidents sont bien décidés à ne pas se laisser manger.

Alors ils se sont mobilisés. Lundi 15 juin, à 18h, en plein conseil municipal, ils s’étaient rassemblés, avec leurs banderoles, leurs pancartes, les associations de soutien, le mégaphone et les djembés, place Armand Carrel, devant la mairie du 19eme, à Paris.

Et nous, on était avec eux. Comme un bruit qui court avec les résidents des foyers de travailleurs migrants en lutte.

“S’ils ne molissent pas, nous non plus !”

Un reportage de Charlotte Perry

Pour en savoir plus:

Le site du COPAF (collectif pour l'avenir des foyers)

Attention chantier, festival du cinéma des foyers

Programmation musicale:

François Tusques: Nous allons vous conter

Alassane Ba, devant le Foyer Lorraine
Alassane Ba, devant le Foyer Lorraine © Radio France / Charlotte Perry

Petite histoire de la voiture piégée, avec Mike Davis

Mike Davis
Mike Davis © Radio France
Voiture piégée
Voiture piégée © Radio France

Mike Davis est un historien américain, ancien conducteur de camion devenu sociologue urbain, qui nous décrit depuis des années le « Pire des mondes possibles »…

Ce monde où nous vivons au « stade Dubaï du capitalisme », fait de bidonvilles, de passe-frontières et de surveillance toujours plus militarisée.

Et c’est en Californie que nous l’avons retrouvé, dans sa maison de San Diego pour nous parler d’un livre sorti il a y a quelques années déjà, sur un sujet toujours aussi brûlant. Mike Davis nous parle de sa «Petite histoire de la voiture piégée », cet évènement incompréhensible qui ponctue régulièrement nos flashes d’info.

Un reportage de Giv Anquetil

Petite histoire le la voiture piégée Mike Davis
Petite histoire le la voiture piégée Mike Davis © Radio France

Petite histoire de la voiture piégée, de Mike Davis,

La Découverte, collection zones

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