Comme un bruit qui court avec les grévistes de l'EHPAD des Carmes à Bordeaux, et sur la Place de la République à Paris, où se joue la Symphonie du Nouveau Monde possible.

Grève à la résidence des Carmes

Grève à la résidence des Carmes
Grève à la résidence des Carmes © Radio France / Charlotte Perry
Résidence Les Carmes
Résidence Les Carmes © Radio France / Charlotte Perry

Mardi 19 avril, les salariées de la maison de retraite Les Carmes, à Bordeaux, se sont rassemblées devant leur lieu de travail pour interpeller la direction suite au mouvement de grève qu’elles ont entamé jeudi 14 avril, non pas pour réclamer des primes ou des augmentations de salaire, mais pour dénoncer les conditions d’accueil des résidents.

Une grève illimitée, lancée sans préavis, par 7 jeunes femmes qui n’avaient jamais participé à un mouvement de grève auparavant, pour réclamer du matériel (des draps, des gants de toilette, des serviettes etc) et du personnel pour prendre soin des résidents.

L’EHPAD des Carmes appartient au groupe DOMUSVI, 3ème opérateur sur le marché de la dépendance, dont les bénéfices s’élèvent à 10 millions d’euros pour 2013. Le groupe DOMUSIVI a été racheté en 2014 par le fonds d’investissement PAI, dont l’objectif affiché est la réduction des coûts et la rentabilité. Tout doit être optimisé à outrance.

Une logique d’augmentation des profits pour les actionnaires qui se fait au détriment des personnes âgées, qui déboursent tout de même entre 2500 et 4000 euros de loyer par mois.

Un reportage de Charlotte Perry .

Programmation musicale :

Brigitte Fontaine, Prohibition

Pierre Dac, A la maison de retraite des travailleurs du chapeau

Grève à la résidence des Carmes
Grève à la résidence des Carmes © Radio France / Charlotte Perry
Les Carmes affiche
Les Carmes affiche © Radio France / Charlotte Perry

La Symphonie du Nouveau Monde possible

« Sais-tu ce qui se passe là ? »

Interpelle la manchette du bulletin quotidien publié par#NUITDEBOUT PARIS.

« Des milliers de personnes se réunissent Place de la République à Paris, et dans toute la France, depuis le 31 mars. Des assemblées se forment où les gens discutent et échangent. Chacun se réapproprie la parole et l’espace public. Ni entendues, ni représentées, des personnes de tous horizons s’autorisent à penser ensemble l’avenir de notre monde. La politique n’est pas une affaire de professionnels, c’est l’affaire de tous. L’humain devrait être au cœur des préoccupations de nos dirigeants. Les intérêts particuliers ont pris le pas sur l’intérêt général. Chaque jour, nous sommes des milliers à occuper l’espace public pour reprendre notre place dans la République. Venez nous rejoindre, et décidons ensemble de notre devenir commun. »

Nuit Debout
Nuit Debout © Radio France / Giv Anquetil

Mercredi #51mars, les étudiants mobilisés depuis bientôt un mois contre la Loi Travail s’étaient donné rendez-vous Gare d’Austerlitz à Paris. Convergence des luttes et grève générale étaient leurs mots d’ordre, en s’adressant aux salariés de la SNCF qui ont prévu une mobilisation le 26 avril prochain sur l’avenir de leur entreprise publique. Soutenu par la Commission Action de #NUITDEBOUT, rejoint par des syndicalistes SNCF, et encadré par une importante présence policière, le cortège s’est ensuite dirigé vers le tout proche Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, avec les mêmes mots d’ordres à l’adresse des personnels hospitaliers. Tous partagent le même objectif : que #NUITDEBOUT ne reste pas une fin en soi, et que le mouvement apporte le changement.

Le même jour, Fakir et la commission Convergence des luttes invitaient à une soirée-débat sur "L'étape d'après", à la Bourse du Travail à Paris. Avec des cheminots, des enseignants, des infirmières, des intellos, plein de monde, pour aller plus loin. Mais vers où, justement ?

Le lendemain jeudi soir #52mars place de la République à Paris, c’étaitla Symphonie du Nouveau Monde de Antonin Dvorak qui était proposée par #Orchestre Debout .

« Parce que nous souhaitons un nouveau monde, tout simplement meilleur, dans lequel la justice et la culture seront la base de la société, nous avons le droit et même le devoir de nous lever. »

Retour sur une nouvelle semaine de convergence, de mobilisation et de réflexion #COMMEUNBRUIT.

Reportages deGiv Anquetil etAntoine Chao.

Programmation musicale :

Christian Olivier, Je crie et Democramotie (tirés de l'album ON/OFF)

El Gato Negro, Tout le monde bouge

Liens :

Radio Libre à toi

Radio Debout

Fakir

Le blog de Frédéric Lordon

Les liens

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