A Briançon, dans les Hautes Alpes, les citoyens se mobilisent depuis presque deux ans pour accueillir dignement les exilés qui franchissent la frontière franco-italienne par la montagne au péril de leur vie. Ni la neige, ni le froid, ni les contrôles policiers ne les arrêtent.

Briançon
Briançon © Radio France / Charlotte Perry

Tous les jours, entre 20 et 50 personnes arrivent au Refuge Solidaire, un lieu d’accueil mis à disposition par la commune, pour se reposer quelques jours avant de repartir vers une grande ville pour faire leur demande d’asile.

Mais le Refuge est aujourd’hui débordé. Et tous les jours, il faut parer à l’urgence et trouver de nouveaux lieux d’accueil pour ne pas laisser les gens à la rue. 

Refuge solidaire à Briançon, Hautes Alpes
Refuge solidaire à Briançon, Hautes Alpes © Radio France / Charlotte Perry

Dimanche 8 avril, les bénévoles et les migrants ont donc occupé la gare de Briançon. Mais la préfecture n’a pas tardé à envoyer les CRS et mardi 10 la gare a été évacuée. Jeudi 12 avril, c’est donc l’ancienne école du Prorel qui a été investie.

Face à l’incurie de l’Etat, qui ferme les yeux sur cette situation, le maire de Briançon est démuni. Et avec l’arrivée du printemps et la fonte des neiges, la situation va s’aggraver. Il appelle donc l’Etat à prendre ses responsabilités, car quoi qu’il arrive, les gens passeront. Et ce n’est pas le projet de loi Asile Immigration, qui durcit considérablement les conditions d’accès au territoire, qui règlera le problème. Ni les coups de communication du mouvement d’extrême droite Génération Identitaire.    

Refuge solidaire à Briançon, Hautes Alpes
Refuge solidaire à Briançon, Hautes Alpes © Radio France / Charlotte Perry

Un reportage de Charlotte Perry

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