Avec 100 000 emplois supprimés en 10 ans, pour 851 millions de bénéfices cette année, la Poste a un train d’avance sur la SNCF en matière de libéralisation.

Le ras-le-bol des postiers
Le ras-le-bol des postiers © Radio France / Giv Anquetil

Moins de 10 ans après son ouverture à la concurrence, plusieurs foyers de grève témoignent d’un profond malaise chez les postiers, sur fond de colère sociale.

En Gironde (33) et en Ille-et-Vilaine (35), les facteurs dénoncent en vrac les pressions du management, le recours massif à la sous-traitance, la fermeture d’agences et le développement de nouvelles activités de services jugées plus rémunératrices (comme « Veiller sur mes parents » qui financiarise le lien des facteurs avec les usagers, devenus désormais « clients »). Et dans les Hauts de Seine (92), cette mobilisation prend un écho particulier, après l’annonce par le Ministère du Travail de l’autorisation du licenciement du syndicaliste Sud PTT Gaël Quirante.  

Gaël Quirante à la mobilisation du 26 mars 2018
Gaël Quirante à la mobilisation du 26 mars 2018 © Radio France / Giv Anquetil

En 14 ans, le syndicaliste est devenu le mouton noir de sa direction. Majoritaire dans le département, cet empêcheur de réorganiser en rond a été convoqué à 10 entretiens disciplinaires, subi 264 jours de mise à pied cumulés et 4 tentatives de licenciement, toutes quatre retoquées par l’Inspection du Travail, qui qualifie dans son rapport d’enquête son licenciement de « discrimination syndicale ». 

Sauf que les facteurs ne sont pas des moutons, et refusent de baisser les bras. 

D’où la mobilisation des syndicats, associations et partis politiques le lundi 26 mars devant les bureaux de la Ministre du Travail Muriel Pénicaud pour dénoncer cette répression syndicale.

Reportage sur une semaine de mobilisations à la Poste et portrait d’un homme en lutte par Giv Anquetil.

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La programmation musicale :

  • Les postiers et les postières, Maurice Larcange
  • Petit Chef, Le Piéton
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