Mathias Deguelle reçoit le producteur Thomas Baumgartner pour 'Le goût de la radio et autres sons' (édits:Mercure de France) accompagné de Daniel Deshays .

Le goût de la radio : et autres sons
Le goût de la radio : et autres sons © Radio France

Quatrième de couverture:

Le goût de la radio et autres sons.

Le son est une magie et une évidence. Fluidité insaisissable, il est matière disponible pour la littérature. Par le son, on entre dans le fantastique : saisi par l'oreille, le lecteur accepte la proximité d'une autre dimension et d'autres possibles. Les romans et les récits n'ont pas attendu les technologies de reproduction, de diffusion, de captation du son pour en faire le véhicule d'utopies et de légendes. Avec le progrès technique, le son se manipule, se stocke. C'est là que la radio entre en scène : avec elle la parole se voit douée d'ubiquité, à la fois dans le studio et potentiellement dans le monde entier. Mais sait-on jamais qui écoute ?

Voyage dans cet étrange pays de la radio et des sons en compagnie d'Homère, Rabelais, Francis Bacon, Samuel Beckett, Roland Dubillard, Jacques Roubaud, Denis Podalydès, Vincent Ravalec, Jean Tardieu, Roger Grenier, Roland Barthes, Eric Chevillard, François Bon, Dominique A, Jean Cocteau et bien d'autres...

Entendre le cinéma
Entendre le cinéma © Radio France

Entendre le cinéma

Qui pense le son au cinéma ?

Personne vraiment. Aucune école pour inclure dans ses enseignements un questionnement sur les conditions d'existence du sonore, nulle approche des formes qui serait enseignée aux élèves réalisateurs, aux monteurs, ou même aux étudiants du son, encore moins aux producteurs. Aucune mise en perspective historique des formes sonores existantes n'est offerte à ceux qui vont devoir oeuvrer à l'apparition de cet objet artistique visible et audible : le film. On se contente d'analyser les conditions d'existence technique du son et on essaie de produire un «bon son» - c'est-à-dire un son conforme.

Pourtant, le sonore est, non moins que le visible, susceptible de création et d'invention. C'est ce que nous montre Daniel Deshays qui, prolongeant ici la réflexion entamée dans Pour une écriture du son , propose de repenser la place du son, afin de combattre son uniformisation planétaire au cinéma.

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.