Salim Bachi est un romancier algérien de langue française, auteur du roman "Le consul". Il rend hommage à Aristides de Sousa Mendes, un Juste, consul du Portugal à Bordeaux, qui sauva de nombreux réfugiés lors de la deuxième guerre mondiale. Rok Bicek, cinéaste slovène signe "L'ennemi de la classe" , film qui livre une réfléxion décapante et intense sur l'adolescence, le suicide, l'éducation et les phénomènes de groupe...

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studio 511 france inter Cosmopolitaine
studio 511 france inter Cosmopolitaine © Fanny Leroy 2015 / Fanny Leroy 2015

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Avec nous sur le plateau, Marie Madeleine Rigopoulos, chroniqueuse littéraire et Laurent Bourdon, chroniqueur cinéma.

Salim Bachi

Salim Bachi et Laurent Bourdon

salim Bachi
salim Bachi © x / Lola Costantini

Salim Bachi est né à Alger en 1971. Il a passé son enfance à Annaba. Après un séjour d'un an en France en 1995, il est revenu en 1997 pour faire des études de lettres à la Sorbonne. II a été pensionnaire de l'Académie de France (Villa Médicis) à Rome. Le consul est son huitème roman.

  • Le consul , Salim Bachi, Gallimard
le consul salim Bachi
le consul salim Bachi © Gallimard / Bachi

Il existe des héros ignorés et Aristides de Sousa Mendes en fait partie. Consul du Portugal à Bordeaux en juin 1940, il va délivrer, à tour de bras et sans distinction de religion et de nationalité, des visas pour permettre aux réfugiés, aux déplacés, aux persécutés, de fuir la France pour le Portugal, outrepassant ses fonctions et les ordres de Salazar pour tenter de sauver le plus grand nombre. Il en payera le prix. Il est relevé de ses fonctions et meurt dans la misère, seul.

Écrivant sous forme de confession, à l’orée de sa mort, le héros revient sur cette page déterminante de son histoire.

Rok Bicek

Rok bicek et le traducteur Harold Manning

rok Bicek et Harold manning (traducteur)
rok Bicek et Harold manning (traducteur) © s / Lola Costantini

Né en 1985 à Novo Mesto, en Slovénie, et diplomé de l’Université de Lubiana, Rok Bicek se fait rapidement remarquer dans les festivals par ses premiers courts-métrages réalisés dans le cadre de l’école de cinéma PoEtika fondée par le cinéaste Janez Lapajne. En 2010,La Chasse au canard , récit haletant des retrouvailles de deux jeunes frères avec leur père qui sort de prison, est primé à Wiesbaden avant d’être remarqué et diffusé par Arte. En 2013, son premier long-métrage, L’Ennemi de la classe, rencontre en Slovénie un immense succès public inattendu, auprès de la jeunesse notemment, avant d’être primé à Venise, à Angers et dans de nombreux festivals , et de figurer parmi les trois finalistes du prix Lux de la Communauté Européenne (avecIda et Bande de filles ).Rok Bicek tourne actuellement son deuxième long-métrage, en partie documentaire.

Pour tendre un miroir à la société, il faut un regard extérieur. Ici, c’est un immigré chinois qui lance : «Vous, les Slovènes, quand vous ne vous suicidez pas, vous vous entretuez.» C’est un résumé confondant du malaise de toute notre société

R Bicek

L'ennemi de la classe , en salle le 4 mars 2015

l'ennemi de la classe
l'ennemi de la classe © r Bicek / rok bicek

Synopsis:

À l'arrivée de leur professeur principal remplaçant, une classe de sympathiques lycéens se trouve confrontée à une discipline accrue et à un enseignement plus austère. Ce professeur d'allemand concentre vite toutes les critiques. Les élèves mènent ouvertement la fronde. La tension monte, et quand une jeune fille de la classe se suicide, la responsabilité du professeur parait indiscutable aux yeux de ses camarades. L'escalade des provocations ne fait alors que commencer, laissant les autres enseignants dépassés par les événements, et les élèves face à toutes leurs violentes contradictions.

  • L'ennemi de la classe , bande annonce

Paula Jacques vient de publier un nouveau roman "Au moins il ne pleut pas " aux éditions Stock, elle en parle au micro de Philippe Vallet sur France Info.

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"Au moins il ne pleut pas ", Paula Jacques, Stock, février 2015

Au moins il ne pleut pas
Au moins il ne pleut pas © Paula Jacques / Paula Jacques

Hiver, 1959. Nous sommes au port de Haïfa. Deux adolescents, Solly et Lola Sasson, débarquent sous une pluie glacée. Deux orphelins venus d’Égypte, perdus, apeurés, qui ne savent rien du monde sur lequel ils viennent d’atterrir. Solly, le petit frère, c’est de la graine de voyou, séducteur, résolu à se tailler une place au soleil. Lola, son aînée de treize mois, rêveuse et timorée, estime que la vie dans les livres est plus intéressante que la réalité. Où aller ? Où les portera cette nouvelle vie de déracinés ? À Wadi Salib, sur les hauteurs de Haïfa, chez deux femmes étranges, Ruthie la silencieuse et Magda la bavarde, qui vivent comme des soeurs, liées par un pacte de la mémoire : ce sont deux rescapées des camps.Du moins, c’est ce que le lecteur va croire au début de ce roman foisonnant, humain, émouvant et provocateur à la fois. Les déportées le furent-elles vraiment ? Quel est le prix à payer pour survivre ? Et dans l’Israël des pionniers et de la coexistence difficile entre les communautés sépharade et ashkénaze, comment s’adapter, que choisir et qui être ?

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