Au sommaire, un roman et un film qui tous deux, et par les heureux hasards de l’actualité, abordent la question de la quête identitaire. Encore un hasard si, tous deux, nous disent entre les lignes du roman et sous les images du film « je n’ai jamais su qui j’étais et j’ai toujours su qui je n’étais pas ». Paul Valéry. Je referme les guillemets et j’arrête le jeu des devinettes. Le cinéaste s’appelle Nabil Ayouch. Né en France d’un père musulman marocain et d’une mère juive il a grandi dans les non-dits, les chuchotements et les anathèmes qui résonnaient entre ses deux familles. Dans un documentaire à deux faces d’une même médaille (deux peuples pour une seule terre) il porte un regard personnel sur les divisions, les peurs, les ressentiments qui alimentent depuis près d’un demi-siècle le conflit israélo-palestinien. « My Land », primé au dernier festival du film de Tanger, sort en salle mercredi prochain et Nabil Ayouch bonjour ; est l’invité de Cosmopolitaine.

Quand à l’écrivain Henri Lopes , je n’exagère pas en plaçant son œuvre, abondante et considérable, sous le signe et de la difficulté et des avantages du métissage. Hein ! C’est bien la question centrale de « Une enfant de Poto-Poto » qui vient de paraître aux éditions Gallimard , collection continents noirs. Merci à vous deux d’être en direct à ce micro, vous allez avoir des tonnes de choses à vous dire, mais commençons par vous Henri Lopes. Vous êtes écrivain, ambassadeur, ministre et…

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