Poète et musicien né en 1959 au Kérala, Jeet Thayil signe un premier roman ravagé et magnifié par les souvenirs d’un fumeur d’opium.

Narcopolis aux édition de l’Oliver. 197O. De retour dans sa ville natale, Dom, artiste peintre assez déprimé, échoue un soir dans un Khana, une fumerie d’opium nichée dans les bas-fonds apocalyptiques de Bombay. Et c’est là, avec d’autres naufragés de son espèce, Fossette, l’eunuque prostitué, Xavier l’artiste qui peint des christs sanguinolents que Dom entame sa descente aux paradis sous opium. Mais l’enfer règne aussi dehors, dans Bombay, la mégapole rongée par la misère, la violence et la corruption. Avec « Narcopolis » Jeet Thayil ex-junkie qui sait de quoi il parle, s’inscrit dans la lignée des Baudelaire, Burroughs et Thomas de Quincey, excusez du peu. Il nous en parle (de façon dangereusement passionnante) dans la seconde partie de cette Cosmopolitaine.

Interprète : Marie-Louise Baud

Mais tout de suite, honneur aux dames Shumona Sinha pour « Calcutta » chez L’olivier.

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