Kethévane Dawrichewy

Elements de parcours

Née dans une famille d’origine géorgienne, Kéthévane Davrichewy a grandi à Paris entourée de sa famille nombreuse, avec ses cousins, ses oncles et ses tantes. Après des études de lettre, de cinéma et de théâtre, elle travaille dans le monde de l’art puis dans la presse. Elle a commencé par écrire des récits pour enfants, en contant des histoires populaires géorgiennes. Puis elle a publié plusieurs romans, et d’abord son premier roman « pour les grands », Tout ira bien (Arléa 2004, repris à l’Ecole des Loisirs), qu’elle mettra un an à envoyer à des éditeurs.

Son deuxième roman, sorti en 2010, intitulé La mer Noire , est centré sur la force de la mémoire et de l’imaginaire, en racontant l’histoire d’une vieille femme enfermée chez elle, qui voit revenir Tamaz, l’homme idéal qui hante sa vie. Kéthévane Davrichewy y traite de l’exil, s’inspirant de l’histoire de sa propre famille géorgienne. Dans son troisième roman, Les Séparées (publié en 2012 aux éditions Sabine Wespieser), la romancière tisse les liens d’une amitié entre Alice et Cécile, depuis le collège et pendant quarante ans. Et en 2014 racontait une histoire de famille et d’une fratrie dans Quatre Murs (aux éditions Sabine Wespieser) qui se retrouve pour vider la maison familiale, entre jalousie et mensonges.

Son dernier roman, L’Autre Joseph (publié en 2016 aux éditions Sabine Wespieser), revient à ses origines géorgiennes en racontant l’histoire de cet arrière-grand-père mythique, vrai-faux frère jumeau de Joseph Staline.

L'Autre Joseph , Sabine Wespieser éditeur, 2016

« Joseph Djougachvili, dit Staline, surnommé Sosso dans les premières années de sa vie, est né en Géorgie, à Gori, en 1878. Quelques années plus tard, à quelques rues de là, naissait un autre Joseph, Davrichachvili, ou Davrichewy. »

Joseph Davrichewy, 1908
Joseph Davrichewy, 1908 ©

Dès les premières lignes de son nouveau livre, Kéthévane Davrichewy avertit son lecteur : la mémoire familiale en sera la matière. Mais, quand son arrière-grand-père a grandi avec Staline, l'histoire intime prend très vite une dimension vertigineuse.

Avec sobriété et naturel, la romancière entre de plain-pied dans l’enfance de « l’autre Joseph » : fils du préfet de Gori, il est élevé au milieu des gamins des rues, fascinés comme lui par les légendes bibliques et les bandits caucasiens. Même s'il partage avec le petit Djougachvili des rêves d’héroïsme et de grandeur, son camarade – exalté, batailleur et arrogant – l'agace. D'autant qu'on ne cesse de souligner leur ressemblance physique, frappante en effet. Des rumeurs ne circulent-elles pas sur une liaison entre le préfet Davrichewy et la mère de Sosso ?

Jose Luis Rugeles, Alias Maria , en salle le mercredi 9 mars

Dans la forêt colombienne, Maria est une enfant-soldate de 13 ans dans la guérilla. Avec deux autresguérilléros, elle reçoit pour mission de conduire l’enfant nouveau né du commandant tout juste né en lieu sûr. Le quotidien de Maria est oppressant, entre contrôle des naissances et horizon fermé pour ses adolescents qui font la guerre et qui ne jouent plus. Jose Luis Rugeles a eu l'idée de ce film en réalisant une série d'entretiens avec des femmes passées par ses guérillas lorsqu'elles étaient enfants ou adolescentes.

Jose Luis Rugeles
Jose Luis Rugeles © Fanny Cohen Moreau

José Luis Rugeles a rencontré mille huit cent jeunes des plaines de l'est colombien, une zone fortement touchée par le conflit armé. À la suite de ces entrevues, quatre cent ont été sélectionnés pour suivre un atelier théâtral plus spécifique, et vingt ont été retenus pour le développement des personnages d’Alias Maria.

Au final cinq sont dans le film, les trois rôles principaux, Karen Torres, Erik Ruiz, Anderson Gómez et deux personnages secondaires, Deivis Sánchez et Neiver Agudelo. Le cinéaste et son équipe se sont inspirés du récit de ces adolescent(es) ou jeunes adultes qui ont vécu au plus près la guerre, la vie dans la jungle et la loi de la guérilla.

Bande annonce

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.