Salut les amis et merci d’être là, avec nous, pour cette onzième année eh oui, onze ans déjà, de Cosmopolitaine, je suis heureuse moi, follement heureuse de vous retrouver à l’écoute. Bon, pour les oreilles neuves, celles qui se brancheraient pour la première fois, il n’est pas interdit d’espérer ! Je dirai notre ambition modeste et folle de vous faire faire découvrir, à travers leurs œuvres, roman, film, essai, expo, la sensibilité, les idées et le regard sur le monde des artistes du monde entier justement. A ce propos, comment va le monde Mossieu ? Il va à la catastrophe écologique Mossieu, car malgré tous les efforts employés par les hommes pour l’empêcher, toute société cherche à persévérer dans son être moral et matériel. Façon de résumer la riche et inquiétante thèse soutenue par Bertrand Meheust, philosophe au pessimisme méthodique selon lui, dans son dernier ouvrage « La politique de l’oxymore » ou comment ceux qui nous gouvernent nous masquent la réalité du monde. La « Politique de l’oxymore » parait aux éditions de la Découverte, et Bertrant Méheust est le premier invité de cette Cosmopolitaine. En 1947, le monde vit sous la menace d’une 3ème guerre mondiale, lorsqu’un jeune écrivain uruguayen tombe sous la coupe, fatale forcément fatale, d’une envoutante espagnole chargée par le Kgb de monter, en Amérique latine, un réseau d’espions soviétiques aux Etats-Unis. Une façon de résumer « L’Etoile Rouge et le Poète » très foisonnant roman de l’Argentine Alicia Dujovne-Ortiz qui mêlant la biographie historique, le polar et le roman d’espionnage, ressuscite la figure aussi authentique qu’incroyable d’une Mata Hari de la guerre Froide. « L’Etoile Rouge et le Poète » parait aux éditions Métailé et Alice Dujovne-Ortiz est la 2ème invitée de Cosmopolitaine. Il n’y a pas que les trains pour cacher un autre train. Les cartes postales aussi dissimulent des vérités effroyables. A Arles ? « Without Sanctuary » dévoile une série de clichés pris, benoitement et en toute impunité aux USA entre les années 186O et 196O, où l’on voyait, sans beaucoup s’en émouvoir alors, l’insoutenable violence faite aux noirs américains. Caroline Ostermann a rencontré Doria Johnson, l’arrière petite fille d’Antony Crawford victime en 1916 de lynchage. Au cinéma, le 4ème long métrage de l’iranien Asghar Faradhi A PROPOS D’ELLY, Ours d’argent bien mérité au 59ème festival de Berlin. A propos D’elly nous installe d’abord, à la façon d’un Claude Sautet, dans la très joyeuse escapade au bord de la mer d’une bande de copains issue de la bonne bourgeoisie, exempte de préjugés, en apparence en tout cas, et jusqu’à ce que la disparition d’une jeune femme, Elly, nous jette dans l’angoisse et la confusion d’un cauchemar. A propos d’Elly sort en salle mercredi prochain et c’est Golshifteh Faharani, l’interprète lumineuse de ce drame qui nous en parle. Voilà, c’est parti et bien parti avec vous jusqu’à 16 heures

Le reportage : le lynchage des Noirs Américains sur Carte Postale L'exposition "Without Sanctuary" présentée cet été aux rencontres photographiques d'Arles a dévoilé au grand jour une série de cartes postales montrant la torture et le lynchage des Noirs aux Etats-Unis. Ces documents montrés pour la première fois en France témoignent de l'insoutenable violence faite aux Noirs américains, entre les années 1880 et 1960. Caroline Ostermann a interviewé François Hebel, le directeur des rencontres d'Arles et Doria Johnson, arrière petite fille d'Antony Crawford lynché par la foule dans le Sud des Etats-Unis en 1916.

invité(s)

Alicia DUJOVNE ORTIZ

Alicia DUJOVNE-ORTIZ est argentine. Elle vit à Paris depuis 1978. Elle a publié les romans La bonne Pauline et Mon arbre mon amant (Mercure de France, 1979 et 1980), L’Arbre de la gitane (Gallimard, 1992), Femme couleur tango et Anita (Grasset, 1998 et 2004), ainsi que les biographies : Maradona c’est moi et Camarade Carlos, Un agent du KGB en Amérique latine (La Découverte, 1993 et 2008), Eva Peron, La madone des sans-chemise et Dora Maar, prisonnière du regard (Grasset, 1995 et 2002), entre autres. Ses livres ont été traduits en plus de vingt langues. Elle est également journaliste et auteur de livres de voyages et de textes pour la jeunesse.### Golshifteh FARAHANI

L'actrice iranienne Golshifteh Farahani a commencé sa carrière au théâtre à l'âge de 6 ans, et a toujours gardé un grand lien avec ce milieu. Elle tourne dans son premier film à 14 ans, et gagne le prix de meilleure actrice au festival de Fajr, devenant ainsi une des vedettes du cinéma iranien. Elle parle cou### programmation musicale

Toufic FARROUKH

HANINA ### MALIA

YELLOW DAFFODILS ### HOLDEN

IL EST TARD ### DIMONE

LES NARCISSES ### Eva AYLLON

NEGRA PRESUNTUOSA ### Pedro Luis E A PAREDE

PONTO ENREDO ### Jeanne CHERHAL

CETTE VILLE N'EST PAS UNE VILLE ### ANIS

DIEU PROTEGE NOS OS

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