Salut et bienvenue à cette Cosmopolitaine qui taille la part belle à l’évènement de la rentrée littéraire, voire l’évènement du siècle pour reprendre l’expression de Jorge Seprum, écrivain et juré du prix Goncourt Mais commençons par la fin de notre programme. A 15 heures, du cinéma, une rencontre avec l’ espagnol Fernando Léon de Aranao pour son 4ème film de fiction et de reflexion sur le marché du sexe, « Princesas » les princesses qui arpentent le bitume, fort disputé, des trottoirs de Madrid. Et puis, dans la même heure, le portrait que. Caroline Osterman dessine, toute en arabesque du rappeur Abb el Malik, du group Nap (New African Potes). Mais tout de suite, une heure exceptionnelle, pourquoi ne pas le dire, une heure entière avec et autour de Jonathan Littel. L’auteur américain qui a choisi d’écrire en Français et de publier chez Gallimard, « Les Bienveillantes » son premier roman inoui et magistral et provoquant, une levée de considérations morales et de jugements historiques, roman par ailleurs dont le succès de librairie, 2OOOOO exemplaires en quelques jours, - précédé l’attribution et du prix de l’académie Française et du Goncourt.

Abd Al Malik : Il a connu tout ce qu'un fils d'immigrés - noir, pauvre, élevé par une mère seule avec six frères et soeurs - peut connaître de la délinquance des cités. Leader du groupe de rap NAP (New Africain Potes) il avait tout pour s'enfoncer dans la haine et nourrir ses textes d'imprécations anti-occidentales. Aujourd'hui très populaire auprès des jeunes, Abd Al Malik a trouvé sa voie dans le soufisme. Son dernier album : Gibraltar Caroline Ostermann l'a rencontré.

invité(s)

Fernando Leon de ARANOA pour le film PRINCESAS

Jeune réalisateur espagnol, Aranoa s'interesse dans ce film, au problème de l'altérité à travers le récit des vies croisées de deux prostituées - l'une Espagnole, et l'autre étrangère - qui, après avoir vécu leur profession comme le champ de la compétition et de la différence, finissent par découvrir leurs similitudes et leur sororité en misère.### Jonathan LITTELL pour LES BIENVEILLANTES, éditions Gallimard

"En fait, j'aurais tout aussi bien pu ne pas écrire. Après tout, ce n'est pas une obligation. Depuis la guerre, je suis resté un homme discret; grâce à Dieu, je n'ai jamais eu besoin, comme certains de mes anciens collègues, d'écrire mes Mémoires à fin de justification, car je n'ai rien à justifier, ni dans un but lucratif, car je gagne assez bien ma vie comme ça. Je ne regrette rien : j'ai fait mon travail, voilà tout...C'est par la bouche de ce personnage que Jonathan Littell nous fait revivre les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale du### programmation musicale

Manu CHAO

Me llaman calle ### Leonard COHEN

The partisan ### Toufic FARROUKH

Lili s'en fout ### Henri SALVADOR

Dans mon île ### Xavier RUDD

Let me be ### Yéyé Dé CADIZ

Color café ### liens

Sur le site de Gallimard

Un mini-site consacré aux Bienveillantes : présentation, critiques parues dans la presse et lien vers un extrait du roman, en cliquant sur la petite icône en forme de livre ouvert. A voir aussi, la sélection des livres et disques préférés de l'auteur.### Dans Mille feuilles, le blog littéraire de Fluctuat.net.

Une biobibliographie de Jonathan Littell et des liens vers les articles du blog concernant l'auteur et son roman.###

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