Cosmopolitaine, réunit deux femmes talentueuses venues du Liban et du Maroc pour une plongée voluptueuse au coeur de l'Orient, entre littérature, dessin et musique.

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Lamia Ziadé

Lamia Ziadé
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Eléments de parcours

Lamia Ziadé, née à Beyrouth, et vit à Paris depuis l'âge de 18 ans. Elle a exposé dans de nombreuses galeries. Elle publie en octobre aux éditions P.O.L : Ô nuit, Ô mes yeux , un beau livre sur les chanteuses et chanteurs, actrices et acteurs moyen orientaux entre 1930 et 1970 à Beyrouth, Le Caire, Damas et Jerusalem.

Ô nuit, ô mes yeux, Lamia Ziadé, éditions P.O.L__

Le Caire, Beyrouth, Damas, Jérusalem

o mes yeux
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Dans ce roman vrai et illustré (plus de 400 illustations sur 576 pages) il y a les cabarets du Caire, les studios, villas, casinos du Caire, les maris, les amants, l’alcool, les somnifères, l’argent, les suicides, les brownings, les scandales, les palaces, et même le chant, la musique, la voix, les ovations, les triomphes, la gloire. Il y a l'audace, le génie, l'aventure, la tragédie. Il y a des poètes et des émirs, des danseuses, des banquiers, des officiers, des imams, des cheikhs, des actrices, des khawagates, des musiciens, des vamps, des noctambules, des révoltés, des sultans, des pachas, des beys, des espionnes, des prodiges, des rois d'Égypte et la cour. D'éminents journalistes, de célèbres compositeurs, des patronnes de clubs, des grands chambellans, des joueurs de oud, des astres de l'Orient. Il y a la petite paysanne du delta et la princesse druze, le fils du muezzin et le chanteur solitaire, la star juive et le colonel héroïque. Il y a Asmahan, Oum Kalthoum, Abdelwahab, Farid el Atrache, Samia Gamal, Leila Mourad, Nour el Hoda, Sabah, Fayrouz. Il y a la classe, le glamour, la touche, le style. Il y a l'amour, la passion, la haine, la vengeance. Il y a des verres et des cigarettes, des cartes à jouer, des jetons, des dés, des bijoux, des drapeaux, des corans. Il y a les cinémas de Beyrouth, les palais de Damas, les quais d'Alexandrie, les rues de Jérusalem, la cour de Bagdad. Il y a la radio, les disques, les micros, les caméras, les génériques, les néons, le rideau, l'orchestre, le concert, le public, la transe. Il y a la voix des Arabes. Il y a les grands hôtels, le Saint-Georges, le King David, l'Orient Palace, le Mena House, Il y a la chute de l'empire ottoman et il y a la guerre en Palestine, il y a la prise du canal de Suez et la défaite de 1967, il y a un siècle au Proche-Orient

Ô nuit, ô mes yeux, La BO du livre

Un site ultra complet avec toutes les références musicales et des vidéos.

Les extraits diffusés au cours de l'émission:

  • DALIDA :Desiderio di un’ora, extrait du film daté de 1955 "Sigara w Kas" (One Cigarett and a Cup")

  • ASMAHAN Layali Elonsi,

extrait du film GHAMAR OUA INTIQAM 1944 (musique Farid El Atrache)

  • OUM KALSOUM Ljmay ya misr - “Egypte rassemble toi” composée pour l’anniversaire du Roi Farouk 1er - 1936-
  • LEILA MOURAD : Gawab Habibi
LEILA MOURAD   Gawab Habibi
LEILA MOURAD Gawab Habibi ©
  • Sapho : El Atlal, Live au BATACLAN
  • Hasibah Mosheh : Yiba lik shakh el almas Enregistré en 1908

  • Sapho nous interprète en live un titre inédit d'un arabo-andalou anonyme.

Sapho

Sapho par  © Robert Ebguy
Sapho par © Robert Ebguy ©

Née à Marrakech, SAPHO quitte le Maroc et s’installe à Paris à l’âge de 18 ans. Passionnée par toutes les formes d’écriture, par la scène (elle suit les cours d’Antoine Vitez) et la chanson, journaliste pour Actuel, elle se fait connaître du grand public avec son roman Ils préféraient la lune (Balland), son album Passions, passons (1985) et son tube « Maman, j’aime les voyous » écrit pour Tony Gatlif et son film Rue du départ . Après avoir repris le répertoire de Léo Ferré sous des airs flamenco, elle réalise des lectures d’auteurs comme Rilke, Garcia Lorca, Baudelaire, Michaux… Après onze livres et dix-neuf albums en plusieurs langues, Sapho revient, dans La Chambre turque , fouler les terres marocaines de son enfance tout en confirmant ses talents d’artiste protéiforme. Elle est notamment l’auteur de Douce violence (Ramsay), Un mensonge (Balland), Patio (Stock), Le Livre des 14 semaines, Muleta et Guerre, Words y Plato (La Différence), Beaucoup autour de rien (Calmann-Lévy), Un très proche Orient (Joëlle Losfeld) et Blanc (Bruno Doucey).

La chambre turque, Sapho, Le Castror astral__

la chambre turque
la chambre turque ©

Essaouira, de nos jours. Arthur a quitté Paris quelque temps pour la chaleur marocaine. Une après-midi, alors qu’il flâne dans le dédale des ruelles de la ville, il se retrouve face à la devanture d’une échoppe d’antiquités. Il tombe en admiration devant un cahier de cuir rouge. « On veut me rendre folle », lit-il à la dérobée. Il n’a alors pas conscience de l’importance que va prendre cette découverte.Mogador, juillet 1922, Charlotte de Montmorin (jeune métropolitaine expatriée au Maroc après avoir suivi son époux) écrit dans son cahier « pour tenir ». Tenir pour faire bonne figure devant la société coloniale. Tenir devant ce mari qu’elle pensait aimer. Tenir pour ne pas sombrer.Une enquête débute, à plus de 80 ans de distance. Arthur lit le journal de Charlotte avec avidité. Il veut comprendre ce qui se trame : pourquoi cette femme (promise à un avenir radieux) se persuade-t-elle qu’elle court un danger ? Surtout, il veut savoir si elle est encore en vie. À travers deux époques, deux histoires, deux regards, Sapho décrit l’évolution du Maroc en même temps que la métamorphose mentale de son héroïne. Elle tisse un canevas dangereux autour de chacun des personnages. Et si c’était le lecteur qui se retrouvait pris au piège ? Une intrigue passionnée et une réflexion percutante sur le leurre amoureux et la précarité du réel.

Générique de fin

Cette émission a été préparée par Fanny Leroy, elle est réalisée par Michelle Soulier, chroniquée par Marie Madeleine Rigopoulos et Laurent Bourdon, et musiquée par Jean-Baptiste Audibert.

Velours sous la terre , Musicast

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Exils - Joseph Conrad

conrad
conrad © Radio France

En partenariat avec le Théâtre de l'Odéon

Pour assister à la soirée Joseph Conrad, le lundi 14 décembre 2015, à 20h00, au Théâtre de l’Odéon, en présence de Mathias Enard, Prix Goncourt 2015, avec des textes lus par Jean-Damien Barbin

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