Côté Club ! Le rendez-vous de toute la scène française et plus si affinités. Une heure pour faire le tour de l’actualité musicale en live… et plus encore. Quand la musique rencontre les arts, du cinéma à la BD, du théâtre à la littérature. Bienvenue au Club !

William Sheller (ici en 2010)
William Sheller (ici en 2010) © AFP / Patrick Kovarik

Au téléphone avec Ariane Moffatt

Depuis 20 ans et la sortie de son premier album "Aquanaute", la chanteuse canadienne  fait tourner la chanson dans tous les sens : pop, rock, électro, glam... C'est une figure et une voix incontournable de la musique au Québec, des Félix, des collaborations avec M, Yael Naïm, des BO, des spectacles… Ariane Moffatt vient de sortir un nouvel album « Incarnat », un disque marqué par la pandémie bien sûr mais hanté par les questions de la filiation, du lien entre les êtres et de l’importance de l’art dans nos vies.

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William Sheller 

► une autobiographie, "William" chez Equateurs

Tout le monde connaît ses succès. William Sheller est un musicien classique, un homme de l'orchestration. Et William est une symphonie écrite par Sheller. 

Une enfance marquée par un secret, l'identité de son père, et un double enracinement : le Paris des années 50, des 4 CV et l'Amérique des Cadillac. En effet, sa mère, Paulette, tombe amoureuse d'un Américain qui travaille dans des boîtes de jazz : long séjour dans l'Ohio à deux heures de route du Michigan où vit le père naturel de William, sans qu'il le sache alors. 

Une prédisposition évidente pour la musique, le piano. Un éducation musicale prodiguée par Yves Margat, un maître de l'harmonie, élève de Gabriel Fauré. Et puis l'influence de la musique pop anglaise. 

Les premières auditions, le succès planétaire de My Year is a Day dont il compose la musique, la rencontre avec Barbara pour qui il travaille et chez qui il vit, et puis une femme, deux enfants. 

Une vie de père de famille et de vedette du showbiz qui sait choisir ses amis : folles expéditions avec Nicoletta et Patrick Juvet à Trouville, relations intenses avec Catherine Lara et Joe Dassin, plus légère avec Carlos

Une géographie zigzaguant entre Paris, la province, l'étranger. 

Les nuits de folie, la cocaïne, l'ambiguïté sexuelle. 

C'est une vie qui va vite, constellée d'étoiles et d'astres déchus. 

Et une œuvre admirée par toutes les générations, de Véronique Sanson à Jeanne Cherhal

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Retrouvez ci-dessous des extraits de l'émission 

Un coup de cœur pour Jeanne Cherhal

Après avoir expliqué que ses propres chansons ne l'intéressent plus tellement : "Ce qui m'intéresse, ce sont les reprises. Il y en a des moches, mais il y en a des intéressantes. Jeanne Cherhal, c'est celle qui enrichit le mieux [mes chansons] parce qu'elle a compris le truc  : elle a compris que c'était le souffle des larmes qui posait des mots sur vaguement des notes. Il faut de l'émotion, précipiter les mots et faire bouger les choses du temps". 

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Ses morceaux retirés par son label

"Pendant un temps, Universal a retiré tous mes morceaux. "Une question de droit". Bon. Les Anglais ne pouvaient pas entendre ma musique : "des questions de droits". Mais en fait, leur rôle, c'est quand même d'exploiter au plus possible, ma musique alors, il y a des choses qui sont quand même contradictoires dans tout ça… mais qu'on ne sait pas l'expliquer". 

William Sheller en quête de sa véritable famille

À propos de son autobiographie (qui commence par la révélation de sa mère sur le fait que son père n'est pas son père) : 

Il y avait des choses bizarres. Je ne ressemblais pas du tout à cette famille, pas du tout !

Il évoque sa tante Mary, "qui recevait Jésus dans son salon, qui était protestante, haïssait les catholiques" et qu'il devait accompagner à l'orgue. Sa maison, c'était "plus qu'une propriété, c'était une forteresse luxueuse ! Il fallait prévenir au moins une semaine à l'avance qu'on allait aller les voir, elle prévenait le post d'entrée, qui était gardé par des types avec des revolvers/eux nous demandaient les papiers comme si on entrait dans une prison… Tout ça pour des villas disséminées… Il n'y avait pas plus de 20% d'habitants âgés de moins de 60 ans. Les chiens : pas plus de 30 centimètres, sinon on coupait la queue. Les enfants ne pouvaient venir voir leurs grands parents qu'une fois par mois, et encore, il ne fallait pas de ballon. Les maisons étaient construite un petit peu… On aurait dit qu'elles avaient été dessinées par Walt Disney !"

William Sheller et la scène

Dans son autobiographie, William Sheller évoque Isabelle Dordain, la productrice du "Pont des artistes" sur France Inter qui nous a quittés en février dernier. Il évoque aussi son terrible trac avant les concerts, sa difficulté à faire la promotion de ses albums sur les plateaux.

Je ne voulais pas être star, je voulais être musicien !

Dans cette autobiographie, on apprend notamment que c'est Barbara qui lui a dit qu'il pourrait lui-même à chanter (à l'époque, il écrivait pour elle). Après, c'est Nicoletta qui va lui donner le secret pour travailler un concert. William Sheller se souvient : "Quand tu entres en scène, tu ne chantes pas ton tube, tu fais un morceau. Parce que qu'est ce qui va se passer? Et ben mon titi, on ne va pas t'écouter, on va te regarder, on va se dire "tiens, il est plus petit qu'à la télé", "comment sont ses chaussures", "comment sont ses musiciens"? La première chanson sert à ça. La deuxième chanson, c'est là que tu les amènes vers toi" Et avec le temps, William Sheller a un peu adapté la recette : "j'ai transformé la première chanson en quelque chose de l'instrumental : le piano, l'Orchestre".

Le reste à écouter

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