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Benjamin Durand © Eglantine Aubry / Mick Strauss © Thomas Rousseau (Boogie Drugstore)
Benjamin Durand © Eglantine Aubry / Mick Strauss © Thomas Rousseau (Boogie Drugstore)

Benjamin Durand

Livre : Oasis ou la revanche des ploucs de Benjamin Durand et Nico Prat, éditions PlaylistSociety

Derrière les tubes des années 1990, devenus des hymnes classiques (« Wonderwall », « Supersonic ») et les fresques des frères Gallagher, réputés pour leur arrogance et leur tendance à l'auto sabordage, Oasis est avant tout un groupe qui a marqué l'histoire de l'Angleterre, aussi bien pour son impact sur la britpop, réponse anglaise au mouvement grunge, que pour ce qu'il a représenté pour toute une génération. 

Issus de la classe ouvrière anglaise déshéritée de Manchester, marquée par la délinquance et le chômage, les membres du groupe auront symbolisé le passage de l'inconsidération à la starification pour une jeunesse abandonnée par le thatchérisme, faisant d'Oasis une aventure tout autant musicale, que sociale et politique. 

Entrelaçant l'histoire du groupe et celle de la politique anglaise, Oasis ou la revanche des ploucs revient sur un moment où les espoirs d'un pays se sont cristallisés autour de la musique

Mick Strauss

Album : Southern wave

Mais qui est Mick Strauss ? Quelqu’un affirme l’avoir croisé lors de voyages en Amérique ou ailleurs, souvent et depuis longtemps. C’est Arthur B. Gillette, le guitariste de Moriarty. Il le décrit comme une dandy aux semelles de vent, inadaptée sociale charismatique, malin et drôle, faux-monnayeur et myope. Inspiré par la jetée de Chris Marker, "Know your cover legend", deuxième extrait de son album Southern Wave, fait le récit d’une histoire d’amour et deux êtres qui voyagent dans le temps, vers 1992 exactement, sur fond de cithares électriques, de voix à l’envers et de beats impairs. Dans le clip qui l’accompagne, un homme est projeté dans un temps arrêté de son passé, un chouette moment où il se met à l’aise, avant que tout ne soit gâché par une bande de soldats…

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Philippe Couderc

Label Vicious Circle

Nous tenions à rendre hommage ce soir à un passionné, un de ceux qui font que la musique indépendante, mal peignée, bruyante, sincère et terriblement vivante, existe dans ce pays ! Cet homme, c’est Philippe Couderc disparu hier, lendemain de Fête de la Musique, à l’âge de 54 ans, beaucoup trop tôt car Philippe avait encore beaucoup de choses à écrire, à écouter et à transmettre ! Dans les années 90, il venait de créer son label Vicious Circle, il animait un fanzine Abus Dangereux et il ouvrait un magasin de disques à Toulouse, tout cela sans réseaux sociaux ni internet, sans beaucoup de fric mais avec le sens du contact, l’amour du son et beaucoup de pugnacité ! Avec son label, Philippe Couderc voulait faire entendre ceux qui à l’époque, jouaient vite et fort, des groupes de la fin des comètes grunge, punk, hardcore, internationaux ou français comme Seven Hate. Il y avait une certaine radicalité mais Philippe Couderc n’était pas pour autant un ayatollah du larsen, il aimait aussi les voix, celles qui chantaient le spleen, comme le timbre ténébreux de Jennifer Charles du groupe new yorkais Elysian Fields qu’il a contribué à faire rayonner en France et tout particulièrement, la voix écorchée de l’américaine, Shannon Wright dont il produira les douze albums, lui facilitant des rencontres avec Yann Tiersen ou encore Mansfield Tya. Le duo fera un bout de route aussi avec Philippe Couderc, trois albums car au fil des décennies, Vicious Circle s’est ouvert à d’autres esthétiques comme le dub avec Improvisators Dub, le hip hop déjanté de Puppetmastaz, la pop stylée de Calc et de Kim… Toutes ces musiques que Philippe Couderc mettait en avant également depuis 1987, dans son fanzine, le mythique et indispensable « Abus Dangereux », il venait de mettre en boite le dernier numéro il y a quelques jours avec Brisa Roché en couverture. C'était un homme chaleureux, drôle, d’un infatigable activiste, défendant la cause des labels indépendants auprès des institutions, très investi, il déclarait régulièrement : « Nous sommes garants de la diversité musicale » Et aussi « le physique c’est-à-dire l’objet CD ou vinyle a encore une large place chez les indés », la preuve dans la boutique Vicious Circle à Toulouse !

Toutes nos pensées ce soir vont à sa famille, ses proches et à ses collaborateurs pour que l’aventure se poursuive.

Prochaine sortie du label Vicious Circle, c’est le nouveau titre de Troy Von Balthazar, lui aussi, un américain exilé en Europe et qui avait trouvé depuis 2012, une oreille attentive chez Philippe Couderc. Titre :  « What I Like About Me », extrait de « Courage Mon Amour », sortie prévue le 20/08.

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