Aurélien Bory met en scène à l'Opéra Comique, Orphée et Eurydice l’opéra de Glück sous la direction musicale de Raphaël Pichon. Avec Marianne Crebassa, Hélène Guilmette et Lea Desandre.

Aurélien Bory
Aurélien Bory © Aglaé Bory

Nous sommes donc sur la scène de la salle Favart, à l'Opéra Comique, au milieu du dispositif imaginé par Aurélien Bory. à la fois simple et impressionnant. Il a fait fabriquer un "Pepper’s Ghost". Un cadre immense de 12 mêtres de haut et de 9 mêtres de large qui bouge dans tous les sens. Et qui par magie révèle la toile de Corot: "Orphée ramenant Eurydice des enfers" peinte en 1861.

C'est une surface réfléchissante., une matière plastique qui se comporte comme du verre. Le procédé a été développé au 19ème siècle. Incliné à 45 degré, les horizontales deviennent des verticales. Cela me permet de représenter l'au-delà.  J'ai cherché à savoir ce qui fondait le mythe dans des représentations picturales et je suis tombé sur ce tableau de Corot. Il peint Orphée ramenant Eurydice des enfers juste avant qu'Orphée ne se retourne. Il fallait alors que l'espace entier se retourne. 

Et dans cet espace imaginé par Aurélien Bory, les chanteurs sont au paradis, notamment la soprano québécoise Hélène Guilmette qui interprète Eurydice.

Ce procédé est génial, avec la lumière, la transparence, j'aime être dans cet écrin. 

Cette mise en scène réserve beaucoup de surprises car Aurélien Bory est un metteur en scène qui mêle le théâtre, la danse et le cirque. Alors forcément il y a un peu de tout cela dans cet opéra...

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.