Ce week-end, à Paris, le Grand Palais accueille la 45e édition de la Fiac, la Foire internationale d'art contemporain. Quelque 195 galeries sont invitées, ainsi que des milliers de collectionneurs. Visite en coulisses auprès de ces visiteurs privilégiés.

"L'Oiseau solaire" de Miro est l'oeuvre la plus chère de toute la Fiac
"L'Oiseau solaire" de Miro est l'oeuvre la plus chère de toute la Fiac © Radio France / Julien Baldacchino

A la Fiac à Paris, il y a plus de 14.000 collectionneurs invités. Mais tous ces invités n'ont pas le même statut ! Les Francois Pinault et Bernard Arnaud par exemple, poids lourds du marché de l'art, ont droit à une pré-visite pour faire leurs "petites" emplettes avant tout le monde.

Le marché de l'art en pleine explosion

En dessous, on trouve les invités d'honneur ; et enfin les autres, les invités "normaux", qui rentrent après ces super VIP. C'est mercredi matin, 24 heures avant l'ouverture au public de la foire, que les invités ont accès à la foire. 

Pour l'occasion, ils sont bichonnés : ils ont droit à des visites privées des grandes expos à Paris, sans public : Basquiat et Picasso, rien que pour eux. A cela s'ajoutent des dîners entre collectionneurs, des visites dans des collections privées. Tous ces collectionneurs sont bien sûr très attendus par les galeristes : le marché de l'art c'est 1 700% d'augmentation depuis l'an 2000, avec l'art contemporain comme locomotive.

Anonymat et intermédiaires

Mais pourquoi autant de collectionneurs ? Chaque année , il y a des centaines de musées et de fondations qui se créent dans le monde, sans compter tous les nouveaux millionaires et milliardaires qui veulent de l'art pour leur image sociale et pour spéculer. Mais tous, ceux qui spéculent comme les autres, préfèrent garder l'anonymat.

Collectionner, pour une partie des invités, c'est une drogue dure et chère. Les collectionneurs passent par des, sorte de conseillers en art, qui achètent pour eux. L'oeuvre la plus chère de la Fiac est exposée par la galerie Templon, il s'agit de "l'Oiseau lunaire" de Miro, qui est vendu à six millions d'euros. 

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