Bartabas renoue avec « Le Sacre de Stravinsky » jusqu'au 26 septembre à la Seine Musicale de Boulogne-Billancourt avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par Mikko Franck et le Chœur de Radio France dirigé par Lionel Sow. Un spectacle de l'Académie équestre de Versailles. Reportage en coulisses.

Bartabas
Bartabas © Zingaro

Nous sommes donc à l'Académie Equestre de Versailles avec Bartabas, très précisément dans la cour de la Grande Écurie du château de Versailles, c'est là où Bartabas a répété son spectacle. Les bâtiments datent de 1682. Ce sont deux écuries conçues pour environ 300 chevaux. Sous Louis XIV elles n'accueillaient qu'une partie des chevaux du roi, car il en a possédé jusqu'à 700.  Et à la mort de Louis XV, ils étaient 1700. Les chevaux sont de retour depuis 2003, depuis la création de cette Académie.

C’est un peu comme à l’opéra ici, il n’y a pas de cursus. On n’a jamais fini d’apprendre. L’objectif est que les élèves restent le plus longtemps. Il y a trois titulaires présents ici depuis la création de l’Académie. Ce sont des transmetteurs. On a développé notre propre méthode. Certains partent dans d’autres compagnies mais le but c’est un peu comme à l’Opéra de Paris. Mais c’est un peu plus modeste.

"Le sacre de Stravinsky" a déjà été créé par Bartabas avec Zingaro, c'était en 2000. A la baguette il y avait le grand Pierre Boulez. 

Ce qui avait séduit Pierre Boulez dans le projet c’est que l’on ajoute la Symphonie des Psaumes de Stravinski qui est moins connue, c’est une pièce sacrée qui contrebalance la fête païenne et il venait de l’enregistrer avec l’orchestre de la BBC. Une des choses qui a été décisive dans cette reprise c’est la personnalité de Mikko Franck et l’envie ancienne de collaborer avec l’orchestre Philharmonique de Radio France. Et j’’ai été séduit par la version des deux pièces qu’il a donné en concert. C’est la première fois que j’entends un Sacre depuis Boulez qui me séduit. C’est compliqué le Sacre, il ne faut pas y mettre trop de sentiment. Comme disait Boulez: “faut jouer la partition, point”.

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