Idée, innovation
Idée, innovation © Vermin Inc

Des parlementaires français viennent de rendre leur rapport sur le sujet. Dans ce volumineux rapport où figurent les échanges avec des centaines de personnes auditionnées, on trouve deux annexes intéressantes. Il s'agit de deux enquêtes sous forme de questionnaires.

Pour la première, plus de 1000 scientifiques en début de carrière, français ou étrangers, ont répondu : 60% d'entre eux pensent que des peurs particulières freinent l'innovation en France. La marque, selon les auteurs, d’une absence de goût du risque et de l’esprit d’aventure. La science ne ferait plus rêver, l'innovation ne serait plus forcément synonyme de progrès.

La deuxième enquête ciblait des lycéens en classe scientifique en Lorraine et Haute-Savoie, des étudiants de Sciences Po, ainsi que des étudiants de l'Institut de la Maîtrise des risques.

Pour les lycéens et étudiants, c'est la robotique qui fait le plus peur, avec les vaccins. Pour les spécialistes du risque, c'est la génétique et les innovations questionnant l’éthique, comme le fait de disposer d'organes de rechange.

En terme de risque, l'accident nucléaire arrive en premier pour les lycéens et ce, avant même Fukushima.

Leurs camarades de Sciences Po le tiennent pour faible. Pour eux, c'est le vieillissement de la population qui est inquiétant.

Il existe une convergence de ces deux groupes sur le risque perçu du réchauffement climatique.

Quant aux étudiants dont le sujet d'étude est justement le risque, ils placent en tête la menace terroriste, les bactéries et le stockage, dans des conditions inconnues, d'uranium ou de plutonium.

A l’autre bout de l’échelle, ce qui ne semble pas du tout risqué et qui met tout le monde d'accord, ce sont les OGM et les nanotechnologies !

Une chronique signée Sophie Bécherel

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