Aids
Aids © Amada44 /

C'est tout le débat et les études sont contradictoires pour l'instant. En France, les pouvoirs publics encouragent le dépistage généralisé du V.I.H. Les médecins sont sensés proposer à leurs patients d'être testés, mais ils ne le font pas, ou peu. Et du coup, on estime entre 40.000 et 50.000 le nombre de personnes infectées qui ne le savent pas.

Une étude publiée la semaine dernière et réalisée aux urgences hospitalières d'Ile-de-France met à mal ces arguments. Elle démontre qu'un dépistage généralisé de la population n'est pas forcément efficace, en tous cas pas aux urgences. Lors de ce dépistage, les nouveaux cas de séropositivité qui ont été détectés, l’ont été en majorité chez des groupes à risques. Conclusion : inutile et trop cher de faire du dépistage généralisé pour finalement ne détecter que des cas qui auraient, de toute façon, été détectés à un moment donné.

Mais une autre étude, dont on attend la publication d’ici peu, dit l'inverse. Aujourd'hui en tous cas, plusieurs grands spécialistes du Sida militent pour le maintien du dépistage généralisé, car si les médecins jouent plus le jeu, de nombreux cas pourront, selon eux, être repérés.

Une chronique deValérie Cantié

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.