Galette des rois
Galette des rois © yuichi.sakuraba

Ah, c’est difficile ! Pour les marathoniens de la gastronomie, c'est la première grande épreuve de l'année. Pas plus tard qu'il y a deux jours, n'écoutant que mon courage, j'ai goûté une galette venant directement d'un grand pâtissier des Champs-Elysées et là, j'ai mesuré la difficulté de faire ce métier. Face à moi, une masse de pâte feuilletée aussi difficile à mettre dans la bouche qu'un Big Mac et côté frangipane, il fallait bien chercher. Alors, peut-être que la boutique en question avait inventé un nouveau concept en ces temps de crise et sans nous le dire : celui de la galette light.

Heureusement, poursuivant mon exploration, je suis tombé sur une petite merveille, dans une grande chaîne de traiteur haut-de-gamme : une pâte feuilletée fine à souhait, un mélange généreux de crème d'amande et de crème pâtissière et, bizarrement, pas beaucoup plus cher que chez certains pâtissiers traditionnels qui, je suis désolé de le dire, ont la main lourde côté prix et le pied léger côté qualité.

Pour ce qui est des prix, justement, il faut compter une vingtaine d'euros pour quatre et jusqu'à soixante euros pour dix. Ensuite, il y a des variations en fonction de la forme et surtout de la fève, banale, en plâtre, ou très chic, en porcelaine de Limoges.

Enfin, au risque de ne pas être politiquement correct, sachez que la galette qui, à mon sens, présente le meilleur rapport qualité/prix, vient d'une chaîne de surgelés : cinq euros pour quatre personnes. A ce prix-là, vous devez tout de même la surveiller pendant son passage une demi-heure au four, mais bon, on ne peut pas tout avoir !

Une chronique de Philippe Lefebvre

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.