Dessin d'enfant
Dessin d'enfant © Radio France / CC Nabok

Quand on évoque l'hormone de croissance, on ne peut s’empêcher de penser au scandale sanitaire qui a entrainé la mort de 120 jeunes, garçons et filles, qui avaient eu le malheur de ne pas avoir assez grandi. Pourtant, depuis plus de 20 ans, ce n'est heureusement plus une hormone fabriquée à partir de prélèvements d'hypophyses de cadavre, mais une hormone synthétique qui est délivrée.

Toutefois, le sujet reste sensible. La Haute Autorité de Santé a réévalué ces traitements il y a quelques jours, précisant les indications.

En dehors des enfants qui ont un déficit, car c'est le corps qui produit cette hormone, il y a ceux victimes de maladie, d'anomalie génétique.

Que dit la Haute Autorité de Santé ? Elle se prononce en faveur du maintien du remboursement des hormones synthétiques, mais avec des précautions d'usage.

En premier lieu: le respect strict des doses préconisées par l'autorisation de mise sur le marché. Il y a plus d'un an en effet, une étude avait révélé une surmortalité chez des patients, mais ceux-là avaient reçu des doses supérieures. L'arrêt du traitement, si celui-ci n'a pas donné de résultats au bout d’un an, la réévaluation après un, puis deux ans.

Ces hormones font gagner des centimètres et peuvent redonner du tonus musculaire dans certains cas, mais ces précautions sont indispensables en attendant une vaste étude européenne sur les bénéfices/risques dont les résultats sont prévus pour la fin de l'année.

10 000 enfants et adolescents sont actuellement traités en France par une hormone de croissance.

Une chronique deDanielle Messager

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