Assiette Musée d'Orsay (poisson)
Assiette Musée d'Orsay (poisson) © Radio France / dalbera

Si vous aimez le poisson, ceci va vous intéresser. Car les fibres synthétiques qui composent nos vêtements sont en train d'entrer dans la chaine alimentaire marine. C'est la conclusion d'une étude américaine sur six continents.

On sait déjà que les micro-particules représentent 80% de la pollution par les pastiques en mer. Elles sont d'abord le résultat du vieillissement de déchets plus gros qui se sont fragmentés. Ils se décomposent en une multitude de particules très fines, de quelques dizaines de microns, qui nagent au gré des courants.

Mais dans cette étude, les chercheurs pointent du doigt un autre phénomène. En fait, ils ont fait la lessive et se sont rendus compte qu'un seul vêtement constitué de polyester, d'acrylique ou de polyamide peut rejeter 1 900 fibres dans l'eau.

Ces micro-plastiques ont une taille trop petite pour être bloqués par les stations d'épuration des eaux usées. Ils se retrouvent dans les cours d'eau et dans la mer.

Là, ils fixent les polluants comme les PCB, ils attirent le plancton qui est mangé par de petits poissons, eux-mêmes avalés par des espèces plus grosses. Et le tout finit sans doute dans nos assiettes : c'est du bar à la sauce polyester, de la daurade au jus d'acrylique. Bon appétit !

Une chronique deNathalie Fontrel

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