Aire d'autoroute - Station essence
Aire d'autoroute - Station essence © Radio France / Gregory Deryckère

Il est loin le temps ou Leclerc et Carrefour ouvraient leurs premières stations-services sur autoroute. A l’époque, l'objectif des distributeurs était de vendre l'essence moins cher que chez les pétroliers traditionnels. On laissait même entendre que le litre de Super pourrait être vendu sur autoroute au même prix que dans les grandes surfaces.

Seulement voilà, vingt ans plus tard, un constat s'impose : Carrefour et Leclerc ne possèdent que 34 des 365 stations service d'autoroute et l'essence qu'ils y vendent n'est pas forcément moins chère que chez les concurrents. Ces marques qui pensaient révolutionner la distribution du carburant s'apprêtent à quitter les autoroutes pour une raison bien simple : vendre de l'essence ce n'y serait plus rentable.

Entre les redevances versées aux sociétés d'autoroutes, l'obligation d'avoir du personnel 24h sur 24, 7 jours sur 7, le coût très élevé de la livraison du carburant jusqu'aux stations et finalement, le fait que l'on consomme moins d'essence, les grandes surfaces ont fait leurs comptes : le jeu n'en vaut plus la chandelle. Résultat : elles s'en vont…

…Enfin pas tout à fait.

Carrefour, par exemple, devrait conserver une autre activité : celle des supermarchés d'autoroutes. Car si nous remplissons moins fréquemment le réservoir de notre voiture, nous nous arrêtons en revanche plus volontiers pour faire des poses sandwich/boisson. Toutes marques confondues, les superettes d'autoroutes seraient aujourd'hui plus rentables que les stations services.

Une chronique de Philippe Lefèbvre

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