Ecole primaire
Ecole primaire © Petit_louis

5 700 suppressions de postes d'enseignants sont prévues pour la rentrée prochaine dans les écoles maternelles et élémentaires. C’est la raison pour laquelle le SNUIPP, principal syndicat du primaire, lance ce mois-ci une action à caractère national,

Car en janvier, les suppressions seront réparties département par département. Les inspecteurs d'Académie indiqueront aux enseignants, aux parents et aux élus quels postes sont appelés à disparaître à la prochaine rentrée.

Dans le collimateur : les R.A.S.E.D (Réseaux d'aides spécialisés aux élèves en difficulté), les enseignants remplaçants, les conseillers pédagogiques et les intervenants en langues. Les conséquences risquent d'être lourdes : ouvertures de classes impossibles dans des écoles où sont pourtant attendus des élèves supplémentaires, des classes surchargées ou sans remplaçant en cas de besoin.

Une situation dévastatrice pour les élèves et leurs enseignants, selon le principal syndicat du primaire. Le SNUIPP a décidé de faire valoir sont droit à l'alarme sociale, c'est une première !

L'alarme sociale vise à prévenir les conflits : on négocie d'abord, on tente de trouver un accord et la grève est décidée en ultime recours. Le syndicat veut donc contraindre les inspecteurs d'Académie à ouvrir des discussions. Si les réponses apportées ne sont pas satisfaisantes, des préavis de grève locaux seront déposés pour la fin du mois.

A ne pas confondre avec la grève prévue dans l'Education nationale le 31 janvier et qui concerne le projet de réforme de l'évaluation et de l'avancement des enseignants.

Une chronique d'Emmanuelle Daviet

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