Isoloir
Isoloir © JaHoVil

Les scientifiques ont pris trois modes de scrutin différents pour savoir s'ils influençaient le choix du président.

Au Mexique, chaque électeur vote pour un seul candidat ; celui qui obtient le plus de voix est élu, même avec moins de 50%.

En Irlande, l’électeur classe les candidats –de 1 à 9 par exemple- et le comptage des voix est un système d’éliminations successives et de transfert des votes d’un candidat éliminé vers un candidat restant en course.

Enfin, le vote par approbation. Aucun pays au monde ne l'utilise, mais depuis 40 ans, des théoriciens le défendent, notamment pour les Etats-Unis.

Pour chacun des candidats, l'électeur doit dire s'il approuve ou pas.

11 500 volontaires se sont prêtés au jeu par Internet, dans les trois semaines qui ont précédé le scrutin français. L’échantillon n’était pas représentatif, précisent les chercheurs.

Résultat : quel que soit le mode de scrutin, François Hollande l'emporte.

Avec le scénario mexicain uninominal à un tour, il récolte 31% des voix.

Dans le vote à la mode irlandaise, par classement, c'est avec 55% des suffrages.

Et dans le vote par approbation, le candidat socialiste gagne avec 46% des voix.

Une chronique deSophie Bécherel

Mais comme les électeurs avaient approuvé en moyenne deux candidats, des duels leurs ont été proposés. Quand Nicolas Sarkozy est présent, il ne l'emporte que face à Marine Le Pen. Face à Jean-Luc Mélenchon, c'est un 50/50. Quand François Bayrou est présent, il sort vainqueur à tous les coups !

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