Les bénévoles accueillent et accompagnent les bénéficiaires deux fois par semaine
Les bénévoles accueillent et accompagnent les bénéficiaires deux fois par semaine © Radio France/Mathilde Dehimi

Au XXIème siècle, on n'est plus bénévole comme avant. C'est ce que démontrent deux scientifiques du Centre de recherche sur les liens sociaux. Première différence : il y en a de plus en plus. Mouvement humanitaire, groupements de consommateurs, coordination de salariés et bien sûr engagement associatif : le bénévolat fleurit.

Les hommes plutôt dans le sport, la culture et les loisirs ; les femmes plutôt dans les activités éducatives, religieuse et l'action sociale.

Même si le pic du bénévolat se situe avant et après le départ à la retraite, les jeunes arrivent en force. Notamment car sur un CV, c'est désormais un « plus » pour l'employeur.

Plus on est diplômé, plus on a tendance à s'engager, y compris si l'on est chômeur.

La campagne est un terrain plus propice que la ville.

En quelques décennies, c'est surtout la nature du bénévolat qui a changé. On le fait parce que cela apporte du plaisir, parce qu'on se réalise. Il n'y a pas de sens du devoir, pas d'altruisme ou de réel engagement militant disent les auteurs, mais la notion d'épanouissement personnel.

Etre bénévole, c'est obtenir quelque chose pour soi: des contacts enrichissants, le sens de l'indépendance, voire de nouvelles compétences. Les valeurs « travail » et « famille » s'en trouvent un poil secoués, comme si désormais, s'épanouir en se rendant utile était l'antidote qu'ont trouvé les Français au délitement social constaté.

Une chronique de Sophie Bécherel

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