Commerce équitable (Fair Pride)
Commerce équitable (Fair Pride) © Mister_Jack

De moins en moins si l'on en croit l'institut Kantar, qui s'est penché sur les ventes de produits labellisés Max Havelaar. En effet, il y a tout juste deux ans, les ventes de ces produits progressaient de 14% ; aujourd'hui, cette même progression n'est plus que de 4%.

Plusieurs explications à cela : le prix, tout d'abord, qui est un frein à l'achat pour 48% des consommateurs interrogés récemment par l'institut BVA.

Mais aussi le scepticisme, pour 37% des sondés. Des consommateurs qui doutent qu'acheter des produits labellisés commerce équitable aide véritablement, au final, les producteurs des pays pauvres. Ce scepticisme est en grande partie lié au succès du commerce équitable, car tant que ce marché de niche était dominé par des operateurs historiques comme Malongo, Ethicable ou Alter Eco, le lien entre l'acte d'achat et sa finalité humanitaire était évident.

Mais l'arrivée de très nombreuses marques, y compris des marques de distributeurs, a considérablement brouillé le message. Car la plupart d'entre elles donnent l'impression -souvent à juste raison d'ailleurs- de proposer des produits du commerce équitable non pas pour aider les paysans pauvres, mais parce que c'est à la mode et ça attire les clients, en se souciant finalement assez peu de la partie équitable de ce commerce qui n'est pas et qui ne sera jamais un commerce comme les autres.

Une chronique dePhilippe Lefebvre

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