L'école n'échappe pas aux stéréotypes sexistes. Les recherches en sciences de l'Education montrent que dans les classes, ce que vivent les filles et les garçons est source d'inégalité.

Selon la chercheuse Céline Pétrovic, les garçons sont plus souvent et plus longuement interrogés que les filles et c’est particulièrement vrai en mathématiques. Les garçons sont plus souvent amenés à approfondir la réflexion, alors que les filles sont sollicitées pour les rappels de connaissance. Elles subissent plus de remarques que les garçons si le travail rendu n'est pas soigné.

Il a été observé que dans la classe, au quotidien, les tâches réalisées par les enfants sont souvent conformes aux stéréotypes : nettoyage et rangement pour les filles, déplacements et affaires techniques pour les garçons.

Enfin, on note que les manuels scolaires et les albums de littérature de jeunesse contiennent plus de figures masculines valorisées que féminines.

Pour combattre ces comportements sexistes et faire évoluer les mentalités, la Ligue de l'Enseignement vient d'envoyer à 30.000 élèves de CP et de CE1 des écoles parisiennes, des livrets qui mettent en évidence les stéréotypes de genre. L'occasion de lancer des débats avec les élèves sur le sexisme pour tenter réduire les inégalités entre les sexes à l'école.

Une chronique d' Emmanuelle Daviet

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