Drapeau français
Drapeau français © xavier buaillon

Depuis le début de cette année, les étrangers qui veulent se faire naturaliser doivent signer une « Charte des droits et devoirs du citoyen français ».

Pour le ministre de l’Intérieur, Claude Géant, cette charte élaborée par le Haut conseil à l’Intégration, ce doit être, pour les nouveaux Français, le témoignage de l’adhésion aux valeurs républicaines et à l’essentiel des principes qui structurent les institutions de la France.

Le document, qui doit être signé à l’issue de l’entretien d’assimilation, énumère un certain nombre de grands principes et d’articles contenus dans la Constitution, la Déclaration des Droits de l’Homme, du Code Civil, voire de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

La France est un pays démocratique, laïque, qui assure la liberté de conscience à chacun, et où tous les citoyens sont libres et égaux en droit. Mais la Charte rappelle également que si tout citoyen doit concourir à la défense du pays, il doit également aussi contribuer, selon ses capacités financières, aux dépenses de la Nation par le versement d’impôts ou de cotisations sociales.

L’idée de cette charte est de donner, selon le mot du député UMP Claude Goasgen « un esprit dynamique à la naturalisation considérée jusque-là comme une procédure administrative ». Fallait-il pour autant en préambule écrire que « devenir français … » c’est « la volonté d’adopter ce pays et d’adopter son histoire » ?

S’il est évident que tout le monde veut bien adopter la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, on voit mal qui, en France, pourrait adopter la traite négrière ou la collaboration sous l’Occupation.

Une chronique de Christian Bauby

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