C'est ce que vient de faire le préfet de Haute-Savoie. Il a pris un arrêté "grand froid", qui interdit les sorties scolaires en montagne.

Cette décision n'est que le reflet d'une pratique de plus en plus courante : pour éviter tout risque, on fait de moins en moins sortir les élèves. Conséquence : les classes découvertes sont en nette diminution en nombre et en durée. Les classes de neige, de mer, ou encore les classes vertes ne durent généralement pas plus de 5 jours.

Plusieurs raisons à cela. D'abord, la peur de l'accident. Les enseignants sont les premiers responsables devant la justice et donc de plus en plus frileux à l'idée de partir avec leur classe.

La deuxième raison est budgétaire. Les écoles ont peu de moyens. Les centres d'accueil gérés par des associations sont eux-mêmes contraints financièrement. Le transport coûte très cher. Résultat : les classes partent moins loin et moins longtemps.

Le "Réseau Ecole et Nature", qui regroupe dans toute la France des associations en charge de l'accueil des élèves, assure des formations auprès des enseignants pour expliquer l'importance de cette ouverture sur l'extérieur. Aujourd'hui, toutes les activités sportives sont encadrées par des professionnels. Les risques sont mieux évalués et les élèves ne devraient pas être privés de sortie au moindre changement de température.

Une chronique deSonia Bourhan

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