Le pass santé contraception commence à s'étendre dans les lycées. En quoi consiste-t-il ?

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Pillule © Radio France

Le pass santé contraception, c'est un chéquier avec deux coupons pour des consultations chez un généraliste, un gynécologue, une sage femme ou au planning familial, un coupon pour une prise de sang, et deux autres pour des contraceptifs en pharmacie.

Tout ceci est anonyme et gratuit.

En Ile-de-France, il est distribué depuis cette année par l'infirmière du lycée, en priorité aux élèves de seconde, ou bien par l'infirmière du centre de formation des apprentis.

La première région à l'avoir mis en place, c'est Poitou-Charentes, en 2009. Mais le ministre de l'Education, Luc Chatel, s'était opposé à l'initiative de Ségolène Royal. Le pass n'y est donc distribué que par des médecins libéraux et non pas au lycée directement, d'où un succès limité.

Volte-face du ministre cette année, qui soutient l'initiative en Ile-de-France. Il s'est même dit favorable à une discussion avec d'autres régions. Car les chiffres sont là : plus de 13 400 IVG pratiqués sur des mineures en 2007, sur 18 000 grossesses. Mais selon le Planning familial, il faudrait étendre le pass aux 18-25 ans, souvent en situation de précarité et sans mutuelle complémentaire, dépendant de leurs parents.

Et puis le pass, c'est bien, une bonne éducation sexuelle ce serait encore mieux. Trois cours chaque année sont obligatoires du CP à la terminale, mais la plupart du temps ils n'ont pas lieu.

Une chronique de Valérie Cantié

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