Etudiants examen
Etudiants examen © edans /

Cet homme de 52 ans a, en effet, été mis en examen en septembre pour vol d'un sujet d'épreuve. En juin dernier, un exercice de l'épreuve de maths a été mise en ligne la veille de l'examen.

Dans la foulée, Luc Chatel avait demandé un rapport sur la sécurisation des examens. Parmi les pistes suggérées : le brouillage des ondes dans les salles d'examen car on le sait, pour tricher, rien de mieux que le téléphone portable. Idéal pour stocker des données, pratique pour envoyer un texto aux copains. Mais le brouillage, c'est trop cher et cela n'empêche pas l'élève de consulter ses notes sur son téléphone.

Pourquoi ne pas fouiller les candidats et les empêcher d'avoir leur portable ? Impossible. Fouiller un élève est interdit.

Chaque année, au bac, on recense plus de 200 fraudes pour 650 000 candidats : c’est peu ! Durant l'année, la pratique est bien plus répandue et le phénomène a ses fans.

12 000 fans, sur Facebook, suivent le groupe « Il n'est pas interdit de tricher, il est interdit de se faire prendre ».

Les études le prouvent : quand on prend l'habitude de tricher au lycée, on triche ensuite dans sa vie professionnelle.

Une chronique d'Emmanuelle Daviet

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