logo Leclerc
logo Leclerc © Dominique Pipet

Ces négociations se feront sous très haute surveillance et dans un climat très tendu, d'autant que selon le magazine professionnel LSA , les centres Leclerc feraient l'objet de quatre assignations obligeant l'enseigne à rembourser 22 millions d’euros à certains industriels, pour des sombres histoires de clause abusive.

Ce genre de soucis judiciaires énerve Michel-Edouard Leclerc qui, lors d'une récente table ronde, a expliqué sans rire qu'il comptait, dans les contrats qu'il va signer avec ses fournisseurs, ajouter une clause dans laquelle les industriels auront l'obligation de le soutenir si jamais le gouvernement l'attaque, lui, Michel-Edouard, en justice, pour clause abusive.

C'est ce que l'on appelle assurer ses arrières, mais cela peut s'apparenter à du « chantage ». Ce mot n'est pas de moi, il était employé ces derniers jours par plusieurs industriels sous couvert d'anonymat, car les enjeux sont énormes.

On peut résumer cela par « ou tu me soutiens, ou comme par hasard, tu disparais des rayons ». Evidemment, ce n'est pas écrit dans le contrat, c'est juste dit sur le blog de Leclerc : « à défaut -de cet engagement- il n'est dans intérêt de personne de signer un contrat ».

A ma connaissance, Leclerc est la seule enseigne à proposer ce type de contrat de confiance forcé. Un contrat qui, de toute façon, ne devrait pas changer grand chose pour nous, consommateurs, au moment de passer à la caisse.

__

Une chronique de Philippe Lefebvre

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.